CH. XX, 1. JÉSUS CHEZ GAMÂLIEL
une tablette'^ et s'en fut chez Gamaliel. Et quand Jésus vit son maître, il s'inclina et se prosterna devant lui. Gamaliel dit : « Soyez le bienvenu, plante nouvelle, fruit suave, grappe fleurie ^! » Puis Gamaliel dit à Joseph : « Respectable vieillard, dites-moi : cet enfant est-il à vous, ou bien serait-il à quelque autre? » Joseph dit : « Par la vie du Seigneur! Dieu me l'a donné pour fils, non pas selon la chair, mais selon l'esprit. » Gamaliel dit : « Combien d'années a-t-il? » Joseph dit : « Sept ''. »
2. Texte [A) : une tourterelle [miuin^tul^ ; lire : imujuuuulj^ ; on encore uihinpiul^, « cahier »). B : l'enfant.
3. B ajoute : Ayant ainsi parlé, Gamaliel, comme il regardait Jésus, connut en esprit qui il était. Puis Gamaliel dit de nouveau à Joseph : ... »
4. Dans B, le dialogue se poursuit, avec une rare incohérence : Gamaliel dit : « L'avez-vous déjà mis chez un autre maître pour l'instruire ou lui faire apprendre quelque autre métier? » Joseph dit : « Je ne l'ai mis chez personne. » G. dit : « Et maintenant que voulez-vous en faire? » J. dit : « Sur l'ordre du roi et selon votre bon plaisir, je suis venu ici, attiré par ce que j'ai entendu diie de vous. » G. dit : « Vous êtes le bienvenu, respectable vieillard. J'ai les plus grands égards pour vous et je me sens tout interdit et confus de m'entretenir avec vous et (de parler) en votre présence. Pourtant, écoutez-moi et je vous dirai la vérité. (Quand) je regarde votre enfant, je vois clairement, à la belle expression de ses traits [littéralement : à la beauté de la ressemblance de son image; num n^npi ^tSuMÎinL.pbiuli u^tum/^fï^i^i /««-^"j ^= ^^ ojiyoj» jLoioj f3«iA], qu'il n'a plus aucun besoin d'écouter ou d'étudier [littéralement : de comprendre] les leçons de personne. Car il est déjà rempli de toute grâce et de toute science, et TEsprit-Saint habite à jamais en lui et ne peut être séparé de lui. » J. dit : « Dites-moi : que ferai-je de lui, s'il n'a pas le secours d'un maître pour apprendre un seul mot d'écriture? » G. dit : « Appliquez-le à quelque profession
2. Alors le maître prit les tablettes des mains de l'enfant et dit : « J'écrirai douze lettres ^ : s'il est capable de se mettre les autres dans l'esprit, j'écrirai (aussi) les autres au complet. » Joseph dit : a Faites-en ce qui vous plaira, comme vous voudrez. » Et le maître se mit à écrire douze lettres. Et Jésus s'étantlevé, alla (se placer) devant son maître et commença d'abord par observer les particularités de l'écriture et ensuite les lettres. Quand (le maître les) eut écrites, il donna les tablettes à Jésus. Et Jésus s'étant incliné se prosterna devant lui et reçut de ses mains les tablettes.
3. Gamaliel dit : « Ecoutez-moi, mon fils, et lisez tout comme je vous l'indiquerai. » Et Gamaliel commença à nommer les lettres. Jésus dit : « Maître, pourquoi parlez-vous de telle sorte que je n'entends pas ce que vous dites. Ce (mot) me paraît un terme étranger et je ne puis le comprendre. » Gamaliel dit : (( C'est le nom de la lettre. » Jésus dit : « Je connais la lettre; mais donnez-m'en l'explication. » Gamaliel dit : a Et quelle interprétation cette lettre comportct-elle par elle-même? » Jésus dit : « Pourquoi la pre-
manuelle, pour qu'il devienne ce qu'il vous plaira. » En entendant ces mots, J. fut profondément troublé, et tombant aux pieds de G., il le pria avec larmes et dit : « Bon maître, soyez un peu longanime avec moi. Prenez patience! Ne me traitez pas comme un étranger sans patrie et ne me dédaignez pas. Chargez-vous de cet enfant avec bienveillance. Tout ce que DicLi voudra lui accorder du don de science, il le lui accordera. Pour moi, je vous paierai au double le prix de votre peine. » Et G. dit : « Oui. Je ferai ce que vous désirez. » Alors le maître...
b. A : chants (^tp^ii pour j^^^^u).