‹ Évangiles apocryphes (volume 2)Chapitre 250 sur 330 · Zf. S [note au texte arabe, ch. ALIX, p · texte numérisé non relu

Zf. S [note au texte arabe, ch. ALIX, p

7, Ici un feuillet doit manquer dans A, ou avoir été omis par le copiste. B poursuit : « ... pour que nous puissions [texte : pour qu'il puisse : w-juu» = 3" pers. masc. sing. et i' pers. plur.] la voir, la bien discerner et la reconnaître, puis en saisir le sens. » Jésus dit : « C'est bien dit; mais expliquezmoi ce que je vous demande. Je sais que toute lettre a un rang défini, où se manifeste le sens mystérieux qui est unique (et) déterminé pour chaque lettre. » G. dit : « Les anciens docteurs et les sages n'ont rien trouvé de plus à dire que la forme de la lettre et son nom. » Jésus dit : « Tout ce que vous avez dit auparavant, je le sais parfaitement; ce que je voudrais demander et savoir de vous, c'est l'explication de la lettre. » Le maître dit : « Dites-moi, mon fils ; que voulezvous dire par cette parole que je ne comprends pas? » Jésus dit : « Qu'est-ce que la lettre? Et qu'est-ce que le mot? Et qu'est-ce que la phrase? )> G. dit : « Dites(-le)-moi, mon fils; car je ne puis le saisir, » En entendant cela, Joseph s'indigna en son âme [cf. Jean, xi, 33] et dit à (Jésus) : « Mon fils, ne répondez pas ainsi à votre maître. Commencez par apprendre, après quoi vous saurez. « Ayant ainsi parlé, Joseph s'en alla silencieusement à sa maison et raconta à Marie ce qu'il avait vu faire et entendu dire par Jésus. (Elle) en fut fort attristée et lui dit : « Vous voyez bien : je vous avais dit d'avance qu'il ne se laissera instruire par personne. » Joseph dit : « Ne vous attristez point : il en sera tout comme le Seigneur le voudra. » — Or Joseph, en sortant de chez le maître, y avait laissé l'enfant Jésus à la même place. (Celui-ci) ayant pris la tablette, sans mot dire, se mit à lire d'abord les lettres, puis une seconde fois les mots et une troisième fois les phrases. Et il déposa la tablette devant lui, et dit : « Maître, je connais maintenant les lettres que vous avez écrites. Prenez, et écrivez les autres lettres au complet, pour que je les lise. » Et G., émerveillé de la puissance d'esprit de l'enfant, lui prit des mains la tablette et y écrivit les autres lettres dans l'ordre. Et Jésus s'étant prosterné devant son maître, prit la tablette et lut de la même manière d'abord les lettres, une seconde fois

moi^ l'interprétation des lettres^, pour que je la connaisse. » Jésus dit : « Vous êtes maître en Israël et vous ne savez pas cela! » [Jean, m, 10]. Gamaliel dit : « Tout ce que je sais, c'est ce que j'ai appris de mes pères. » Jésus dit : u La lettre (simple) signifie le nom de Dieu et «< ... > Dieu le Verbe prend naissance et s'incarne; Dieu le Verbe <<...> l'écriture; et du Verbe l'Esprit-Saint, c'est-à-dire la Trinité ^^. »

les mots, et une troisième fois les phrases. Puis il déposa la tablette devant lui, et dit à (G.) : « Maître, avez-vous achevé la série des lettres que vous aviez commencé à former? » G. dit : « Oui, enfant : voilà (leurs) noms réunis au complet cl en ordre. » J. dit : « Maître, tout ce que vous m'avez écrit et montré, je l'ai appris et je le sais parfaitement. Maintenant, bon maître, pour mon instruction, écrivez une autre chose [littéralement : un autre mot = )is^io], à savoir et à comprendre. G. dit : « Oui, je ferai ce que vous désirez ; mais veuillez... » [Ici reprend le texte de A.]

8. Texte {A, B) : « ordonnez-moi « [^nmSuMihuM = v^/]. Dans B, le reste de la phrase est inintelligible.

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