P. 88, note 4; cf. p. 120, note 4. On ne perdra pas de
XLViii INTRODUCTION.
Ch. V, 10; ch. XI, 1 et suiv. Les rois mages sont au nombre de trois et non pas de quatre comme dans la tradition latine, ou de douze comme dans la légende syriaque postérieure. Au lieu des noms qu'ils portent dans les listes jacobites et nestoriennes, ils s'appellent Balthasar, Gaspar et Melkon, équivalents altérés peut-être mais nullement méconnaissables des trois noms Bithisareay Melichior et Gathaspa, conservés dans la chronique alexandrine qui a servi de source aux Excerpta Barbari ' .
Ch. XI, 2, 10-11, 22-25. Les mages viennent à Bethléem pour obéir à un commandement divin que leurs ancêtres s'étaient transmis en même temps qu'un livre donné par Dieu à Adam, lors de la naissance de Seth. C'est le fond de la légende que relatait, à la fin du iv^ siècle, VOpus imperfectiun in Matthaeum^.
Ch. XV, 5. Jésus se laisse glisser sur an rayon de soleil. C'est le thème d'un miracle qu'on retrouve en latin, en serbe, en anglais, en provençal, ce qui paraît prouver l'existence d'un récit grec, et chez les Arabes
vue que, de son côté, le Trépas de S. Joseph {['Histoire de Joseph le Charpentier) paraît dépendre de V Évangile de l'Enfance. (Voyez ci-dessus, t. I, p. xxxv.)
1. P. 98, note 10. Cf. Chronica minora, éd. G. Frick (Leipzig, 1892), p. 338-39. Gutschmid veut que Gaspar soit une contraction de Gathaspar corruption de Godaphar {Kleine Schriften, éd. Fr. Ruhl, t. II, Leipzig, 1890, p. 334; cf. Ad. Baumgartner, Zeitschrift der Deiitschen Morgenlandischen Gesellschaft, t. XL, 1886, p. 508, note 1 et F. Justi, Iranisches Namenbuch, Marburg, 1895, p. 369).