‹ Évangiles apocryphes (volume 2)Chapitre 262 sur 330 · SUPPLICATIONS DU ROI · texte numérisé non relu

SUPPLICATIONS DU ROI

et leur racontait quelque vision ou d'(autres) merveilles prodigieuses. Tous, du plus grand au plus petit, vinrent se prosterner devant le fils du roi et lui présenter leurs vœux, jusqu'à l'heure où, le jour s'achevant, la nuit tomba. Alors J. (l'interpellant) de nouveau lui dit : « Zenon, fils du roi Barêiesou, mets-toi sur ton lit, dors et repose-toi [cf. Matth., xxvi, 45], jusqu'à la venue du juste juge. » Quand J. eut ainsi parlé, Zenon se leva de son siège, posa sa tête sur son lit et s'endormit. Et toute la foule des gens qui virent le miracle opéré par J., prise de crainte et d'épouvante, tomba sur le sol, et tous, une heure durant, restèrent privés de souffle, comme des morts. Puis, se relevant, tous tombèrent aux pieds de (Jésus) en pleurant, et ils le suppliaient avec larmes disant : « Rendez (de nouveau) la vie au mort que vous aviez ressuscité. » Et J. dit : « O roi, exactement comme vous avez écouté et cru les paroles douces et bienveillantes que je vous ai fait entendre [texte : au lieu des paroles... que vous avez entendues de moi : .Coooifio ... wA:-^; ^6) «.3Qi^i.J, j'écoutcrai (maintenant) vos prières et votre intercession. Car [texte : que, n^ = »] dans cette ville personne n'a dit un seul mot en ma faveur, mais toutes les assemblées des méchants se sont réunies [cf. Ps. XXI, 17] et m'ont condamné à mort. Moi, je vous ai prévenu. « O roi (disais-je), regardez-y! Plus tard vous vous repentirez et n'y gagnerez rien. » Le roi dit : « Je ne pouvais comprendre, ni reconnaître en vous un Dieu incarné, apparu sur terre^, pour commander en maître souverain à la vie et à la mort. » J. dit : « < Ce n'est pas > pour quelque gloire humaine ni pour vous que j'ai ressuscité cet enfant et que je l'ai rendu à la vie, mais à cause de toutes les vexations et de tous les outrages que j'ai eu à subir de vous. Vous réclamiez de moi un témoin; personne n'est venu à mon aide; (alors) j'ai produit comme témoin r(enfant) que j'avais ressuscité et il a montré qui méritait la mort, en désignant son meurtrier. » Le roi dit : « Écoutez ma prière et celle de toute la multitude de mon peuple : rendez la vie à mon fils. » J. dit : « Je ne redoute personne et je n'ai jamais fait de mal à un homme. Ce n'est point par manière de bienfait que j'ai fait cela, mais à l'effet de me (procurer) un témoignage, pour vous (faire) connaître et identifier le meurtrier de votre fils » [texte : un témoignage que vous connaissiez...; np = »]. Le roi dit : « Ne vous emportez pas contre nous et ne nous rendez pas le mal que nous vous avons fait. » J. dit : « Ne m'adressez pas tant

de paroles suppliantes [Sli iiifii<uii/i iiuZkiu|ufen iiiunop lunbn-

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Si vous aviez écoulé mes paroles, j'avais la puissance de l'aire ce (miracle) pour vous, en considération de la bonté dont vous auriez usé envers moi. Mais comme [texte : quand, jn^ii/iuiî =: p] vous n'avez point gardé souvenir ni n'avez tenu compte du miracle que j'ai fait devant vous, lors de la construction de (votre) palais, en augmentant une pièce de bois de la mesure qui manquait, par suite [texte : pourquoi? niinl^n = \j^ ^^^, pour po, "^^1^ vous n'avez pas cru en moi, et toute la bienveillance et tous les présents amicaux dont vous nous aviez gratifiés, vous les avez ensuite annulés par une déclaration hostile. » Le roi dit : « Écoutez-moi : dans l'excès de mon deuil et de mon trouble, je n'étais vraiment pas capable de prévoir. Complètement étourdi et afîolé à force de pleurer et à cause du tumulte, j'ai perdu la tète et me suis oublié. >* J. dit au roi : « Que j'aie causé la perte de votre fils, personne en cette ville ne l'a vu et (personne) ne pouvait attester que je méritais la mort [texte : si j'avais causé la perte de votre fils en celle ville, personne ne l'aurait vu...]. Mais tous savaient parlaitement qui est le meurtrier et ils ne l'ont pas dénoncé, jusqu'au moment où, en ressuscitant le mort, je les ai tous confondus. » Ayant ainsi parlé, J. sortit vivement de la foule et se déroba aux regards des assistants. On tira Joseph de la prison et on le mit en liberté. Plusieurs allèrent à la recherche de Jésus et ne le trouvèrent pas. Ils s'interrogeaient les uns les autres et disaient : « Qui a vu l'enfant J., le fils de Joseph. (Nous le cherchons) pour qu'il vienne ressusciter le fils du roi. » Ils battirent les environs de la ville et ne le trouvèrent pas. — Et beaucoup crurent en son nom et dirent : a Un prophète a surgi aujouid'hui parmi nous » [Luc, vu, 16], Le roi, tous les princes, et les habitants de la ville prirent une seconde fois le grand deuil pour la mort du fils du roi. Et ils s'affligèrent encore plus vivement du départ de Jésus. — Le vieillard Joseph et Marie se méfiaient du roi et de toute son armée, qui pouvaient les (faire) arrêter de force et emmener. Cette nuit même, ils sorlirent (de chez eux) et s'enfuirent de la ville, à la dérobée; sans que personne en sût rien. A la pointe du jour, lout en faisant route, ils cherchaient du regard l'enfant. Et J, s'étant montré à eux, allait son chemin silencieusement. En l'apercevant, sa mère lui dit avec larmes : « Mon fils, vous

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