‹ Évangiles apocryphes (volume 2)Chapitre 273 sur 330 · A : à cause de · texte numérisé non relu

A : à cause de

23. B ajoute : J. ramassa le boisseau et l'abattit à la même place.

CH. XXr, 15-16. POURSUITE INUTILE. 241

le boisseau prit racine ; il devint arbre, fleurit et porta des fruits. Il existe encore aujourd'hui^^. Et Jésus s'étant échappé franchit la porte de la ville, et dans sa course, il atteignit la mer. Et il marcha sur la mer comme sur la terre ferme.

16. Israël poussa un grand cri en pleine ville et dit : « Voyez et plaignez-moi, car Fenfant Jésus s'est enfui et il a emporté tout ce qu'il y avait dans ma maison. Joignez-le et saisissez-le. » Lui-même suivit la foule. Et se postant aux défilés des chemins, ils cherchèrent le petit Jésus et ne le trouvèrent pas. Or certaines gens lui donnèrent l'information suivante : « Quand il eut passé la porte de la ville, nous le vîmes s'avancer jusqu'à la mer; mais nous ne savons pas autrement ce qu'il est devenu. » Alors, cette troupe de gens s'en

24. Le voyageur musulman 'AU al-Hirawi, qui visita la Galilée vers Van 1191, rapporte ce qui suit : « A Tabarié (Tibériadé) il y a une source d'eau qui remonte à 'Isa (Jésus) ben Miryam — sur lui soit le salut ! — (Là existe) aussi l'église de l'Arbre (kaniset as-Sagara). A cet endroit se rapporte une histoire miraculeuse arrivée entre 'Isa ben Miryam et le teinturier. Elle est racontée dans l'Évangile et ce fut le premier miracle qu'il fit voir. » \Ms. de la Bibliothèque royale de Berlin, arabe 6121, fol. 27. — Dans le texte traduit par Ch. Schefer le teinturier^ est remplacé par des foulons; cf. Abou'l-Hassan Aly el-Herewy, Description des lieux saints de la Galilée et de Palestine, trad. par Ch. Schefer, Gênes, 1881, p. 9 et N. A. Mednikov, IlajiecTHHa OTt saBoeBaniH ero apaôaMii no KpecTOBLix-L noxojiOB'L, duns IIpaBOc.iiaBHMÎi IlajecTHncKiii CBopunK-B, t. XVII, 3, 1897, p. 9û9]. Il ressort de cette citation que '^Ali n'a pas lu notre apocryphe mais qu'il l'a entendu citer à Tibéinade, soit par quelque érudit mahométan soit plutôt par le clergé de kaniset as-^agara.

alla faire le tour du rivage de la mer. Ils ne trouvèrent rien et revinrent sur leurs pas. Comme ils s'en allaient, Jésus sortit de la mer, et s'assit sur une pierre du rivage, sous la figure d'un enfant (quelconque). Les gens de la ville l'interrogèrent et lui dirent : « Enfant, n'as-tu pas vu Jésus le fils du vieillard? » Jésus dit : « Je ne sais pas. » Il prit ensuite la forme d'un jeune homme. On lui demanda : « N'avez- vous pas vu le fils de Joseph? » Jésus dit : « Non. » Puis il prit la forme d'un vieillard. On lui demanda : « Vieillard, n'as-tu pas vu le fils du vieux Joseph? » Jésus dit : « Je ne l'ai pas vu. »

17. Ne trouvant pas Jésus, ils rentrèrent en ville, et s'étant emparés de Joseph, ils le conduisirent au tribunal et dirent : « Oii est votre enfant, qui a si perfidement trompé notre attente (et) qui s'est enfui <^ en emportant ^ le bien de l'homme ^'^ qui l'avait reçu dans sa maison? » Joseph demeura silencieux et ne répondit rien.

18. Et Israël s'en retourna tristement à sa maison. Il voulut aller reprendre le boisseau à l'endroit où il l'avait jeté. Lorsqu'il vit qu'il avait pris racine et qu'il portait des fruits, il s'émerveilla et se dit en lui-même : « Vraiment, celui-ci est le Fils de Dieu [Matth., xxvii, 54], ou c'est tout comme! » Il pénétra dans sa maison et découvrant la cuve, il trouva tous les effets à teindre rassemblés dans cette même c-uve, qui était (remplie de couleur ^^) bleue. Quand il se fut mis à les

25 fi ; « >.. qui a dérobé et emporté nos effets qui se trouvaient chez... »

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