Littéralement : le malfaiteur et l'innocent
CH. XXII, D-8. LE PROCÈS DES ENFANTS. 2r.l
Je ne condamne l'innocent que pour découvrir le coupable ^^. »
7. Les enfants dirent : « Nous ne sommes pas en faute. Nous étions distraits par le jeu qui nous occupait et ne nous sommes doutés de rien jusqu'au moment où (quelques) enfants ^^, ont pris la fuite en poussant des cris. Nous ne savons rien de plus. » Le juge dit : « Si vous le voulez, moi je vous dirai la vérité : regardez(-y) bien, vous tous, faites attention et ayez pitié de vous-mêmes. » Les enfants dirent : « Nous vous avons (tout) dit et vous ne nous avez pas écoutés. » Le juge dit : « Je me méfie de l'artifice de vos paroles. » Les enfants dirent : « Si vous voulez nous condamner injustement, c'est votre affaire. » Le juge dit : « Si vous ne me dites pas la vérité, je vous conduirai au puits et je vous ferai périr suffoqués dans l'eau. » Or le jeune garçon qui était le meurtrier, dit : « Vous aurez beau nous tourmenter, nous ne pourrons pas dire une fausseté. »
8. Alors le juge se rendit au bord du puits. Il ordonna de dévêtir les (enfants) et de les amener enchaînés devant lui. Le petit meurtrier ^^ dit : « O juge, citez et produisez un témoin, et alors seulement, condamnez-nous. Pourquoi sommes-nous mis à mort, sans (être convaincus par) témoin? » Le juge dit : K Quel témoin ai -je à produire, puisque vous tous