Ci-après, p. 239, noie
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le personnage principal. Ce sont plutôt des miracles de la Vierge. D'assez bonne heure, il a dû exister de ces légendes de l'Enfance, où Marie occupait le premier plan : témoin le fragment copte édité par M. Forbes Robinson, d'après le manuscrit Borgia 119, et qui paraît être un récit de la fuite en Egypte ^ Les épisodes x-xxxiv de l'Evangile syro-arabe, y compris les chapitres xxiv-xxv, déjà reconnus interpolés, sont racontés du même point de vue.
C'est dans cette série, on se le rappelle, que se trouve (ch. xx-xxi) le miracle du jeune homme changé en mulet ^. Cet épisode, imité de Pallade, n'a guère pu entrer dans l'original syriaque de notre évangile avant la fin du vi® siècle. 11 nous donne par conséquent une raison à tout le moins plausible de conjecturer que la série dont il fait partie ne se lisait pas encore dans l'exemplaire de V Enfance du Seigneur importé en Arménie par les nestoriens, en 590.
Cette série étant écartée, il reste (ch. i-ix) l'histoire de la Nativité jusqu'à la fuite en Egypte, avec les développements légendaires dont le sujet est commun à tous les apocryphes de l'Enfance, et (ch. xxxvxLi) quelques anecdotes, les unes analogues, les autres identiques à celles que la recension arménienne développe, il est vrai, plus longuement. Lorsqu'on réunit ces deux tronçons, on voit reparaître les lignes du plan de cette dernière. Il y a plus. Les historiettes
1. Coptic apocryphal Gospels, dans Texts and Studies, t. IV, 2 (Cambridge, 1896), p. 20-25.