Lettres extrêrms de l'alphabet syriaque
42. i : Et lui ayant écrit : alpha, bêta, il se mit à lui dire (les lettres) à plusieurs (reprises) [var. : il commença à lui parler d'abondance sur ce qui était écrit. Tous les mss. reflètent ici la leçon du syriaque]. L ne se distingue que par des variantes de pur développement.
43. S {p. 1^2) : Alors l'enfant Jésus dit : « Vous avez nral agi. » [Le reste du passage, autant qu'on peut le comprendre, revient à la leçon du ps. -Thomas.] L r Jésus dit au professeur: « Pourquoi me frappez-vous? Sachez en vérité que celui qui est
FR.'^PPÉ INSTRUIT CELUI QUI LE FRAPPE PLUTOT QU'iL N'EN EST INSTRUIT. »
44. L ; « Mais tous ceux qui étudient et qui écoutent sont comme un airain sonore ou une cymbale retentissante, auxquels il manque le sens et l'intelligence des choses signifiées par leur son. » [S, p. i42^ contient les mots : airain sonore, disque retentissant, force de l'âme, etc., dans un contexte à peu près inintelligible.]
304 Aï-PEKDICL;. — JLSUS A L'ECOLE.
Alors Jésus récita toutes les lettres depuis âlaph jusqu'à tau, avec beaucoup d'intelligence'-"^. Et reprenant la parole, il dit : « Ceux qui ne connaissent point Fàlaph n'enseignent point le bëta-^. Hypocrites! Enseignez -^ d'abord ce qu'est l'alpha, et alors nous vous croirons sur le bèta^^. »
Alors Jésus se mit ^' à les interroger sur la forme de chacune des lettres. Et il commença par la première de l'alphabet ^^, (demandant) pourquoi elle a de nombreux angles et des signes pointus, épais, déliés, saillants, étendus, ramassés, effilés, ornés, simples, carrés, aux sommets inclinés, ou détournés, ou redoublés, ou penchés sur les côtés, ou assemblés en triade, ou arrondis ^^, ou rejoints les uns aux autres^''.
27. Comparer le lexte grec publié par Gotelier, d après le VIS. de la Bibliollièque du Roi 2279 {aujourd'hui Bihlioth. Xation. Paris, grec 472 -• A' VI" siècle) : ''Hp^axo xh TcpôiTov <JToi;(etov 10 àXeç. *0 6è 'lyiaoij; Xsyet to SeÛTepov axov/^eXo^' (xtïéO, Yxi(xeX, xat eItïev aCiTo) Ttavta xà (j-:oi-/£ta ëw; xéXou; (SS. Patrum (jui lemporibus aposlolicis floruerunt opéra, t. L Anvers, 1698. p. 545, note; reproduit dans l'appareil critique de Tisghendorf). Ici, il n'y a pas à supposer une traduction du syriaque. On pourrait presque dire que l'on prend le traducteur sur le fait.