‹ Évangiles apocryphes (volume 2)Chapitre 4 sur 330 · Voyez ci-après, p. 51, note · texte numérisé non relu

Voyez ci-après, p. 51, note

INTRODUCTION. vil

les brigands. Arabe xliv. Histoire de Nathanaël.

D'après le manuscrit de la Société Asiatique de Londres (soit S2) :

Ch. ii-ix (comme dans S^ et suivant le même ordre). X (lacune), xi-xx, 2. xxvi-xxxvi. xl-xlii. XLIV. Histoire de Nathanaël.

On voit donc que 83 omet les passages empruntés au pseudo-Thomas syriaque ainsi que les anecdotes propres à S^, à l'exclusion du texte arabe. Nous réservons provisoirement la question de savoir si ces anecdotes ont été interpolées dans S^ ou supprimées dans les autres ^ Indépendamment de cette différence, il semble que 83 procède d'une rédaction plus voisine de l'original. En cas de désaccord avec 8^, sa leçon est ordinairement la meilleure.

Dans la plupart des endroits où le syriaque est parallèle à la recension arabe, il l'emporte par un tour plus naturel et moins heurté. On savait depuis longtemps que V Évangile arabe de l'Enfance dérive d'une source syriaque. Mais, cette origine admise, il restait

1. Il est cependant probable a priori qu'un épisode tel que te miracle de l'homme à la vipère, dans Si, est une interpolation. On y reconnaît le thème du conte populaire d'où La Fontaine a tiré sa fable L'Homme et la Couleuvre, (Voyez les observations de H. Régnier dans la collection des Gi'ands écrivains de ia France. Œuvres de J. de La Fontaine, t. III, pp. 1, 359.) (le thème du « serpent ingrat » est d'origine indienne. Mais on n'en peut rien déduire de précis sur la date et la provenance de notre rédaction. M. Emm. Gosquin, à qui nous avons soumis cet épisode, en fera l'objet d'une note, qui paraîtra dans la Revue Biblique.

VIII INTRODUCTION

loisible de supposer que le document actuel est une variation nouvelle sur le thème emprunté. Aujourd'hui il est devenu superflu de montrer qu'il n'est qu'une version, paraphrasée sans doute ou même interpolée en plusieurs places, mais à cela près, aussi servile que la voulait ou pouvait faire un traducteur maladroit. Le lecteur en trouvera la preuve dans le choix de variantes que nous avons empruntées à l'édition de M. Budge.

A côté de la rédaction syriaque, se place immédiatement le texte arabe inédit du codex orientalis 32 de la Bibliothèque Laurentienne à Florence*. Cette copie faite à Mardin. par Isaac ben abi 'UFarag ben al-Kasis al-Mutatabbib , est datée de l'année 1299, exactement : du 14 sbât (février) de l'an des Grecs 1610. S'il est douteux qu'elle soit encore, comme au temps de Thilo^, la plus ancienne que l'on connaisse, elle mérite pourtant plus d'attention qu'elle n'en a rencontré jusqu'en ces dernières années^. Le document

1. Voir l'insuffisante description de St. E. Assemani, Bibliothecae Mediceae Laurentianae et Palatinae codicnm manuscriptorum orientalium catalogus, p. 72-73. Le manuscrit se compose en tout de 48 feuillets de papier, de 0,155X0,115 m., écrits en lignes pleines. Il est orné, si l'on peut dire, de dessins à la plume insérés dans le texte. Le feuillet 11 a été remplacé, ainsi que le feuillet 33, qui est laissé en blanc. Sur les marges inférieures, est indiqué, en syriaque, un foliotage qui ne correspond pas à l'ordre actuel.

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