XXIII. LES DEUX BRIGANDS
sur leur route, deux brigands qui dormaient ^, et avec eux se trouvait toute une bande d'autres brigands leurs compagnons, qui dormaient également. Ces deux brigands qu'ils venaient de rencontrer étaient Titus et Dumachus. Titus dit à Dumachus : « Laisse^ à ces gens le chemin libre pour qu'ils passent, et que nos compagnons ne les remarquent pas ! » Dumachus n'y consentit pas. Titus lui dit: « Jeté donne quarante drachmes, et prends ceci comme gage. » Et il lui présenta la ceinture qu'il avait aux reins, pour le décider à se taire et à ne dire mot.
2. Quand (notre) Dame sainte Marie vit la belle conduite de ce brigand envers eux, elle lui dit : « Le Seigneur Dieu vous protégera de sa droite et il vous accordera le pardon de vos péchés. » Le Seigneur Jésus'^ prit la parole et dit à sa mère : « O ma mère, dans trente ans, les Juifs me crucifieront en la ville de Jérusalem et, avec moi, ils crucifieront ces deux brigands, Titus à ma droite et Dumachus à ma gauche ; et, après ce jour, Titus me précédera dans le paradis. »
2. ^2 .• < au bord de la route > et qui avaient été placés en faction par leurs camarades. C'étaient Titus et Dumachus. [Si : ... deux brigands apostés et détachés par leurs camarades pour garder la route : Titus et Dumachus.]
3. S : « Laisse-les passer et n'ameute pas contre eux nos compagnons, je te donnerai < S^ : sur > ma part, quatre drachmes (zouzè). » Et Titus donna son ceinturon en gage à Dumachus pour le décider à se taire.
4. S .• Or ces deux < S2 : brigands > étaient ceux qui furent crucifiés avec Notre-Seigneur, Titus à sa droite et Dumachus à sa gauche. On remarquera ici encore que l'idée de faire parler Venfant Jésus en bas âge semble propre à la rédaction arabe. {Voyez ci-dessus, ch. I, note 1.) De la phrase citée plus haut, S passe im.médiatemenl au ch. XXVI.
Elle lui dit : « Que cela vous soit épargné, mon fils! » 3. De là, ils se rendirent à la ville des idoles. Et lorsqu'ils en approchèrent, elle fut renversée et réduite en collines de sable ^.