SUR LES FONCTIONS RÉCIPROQUES
Soit X une variable réelle et positÎTe , et f{x) une fonction quelconque de cette ▼ariable. Il résulte des formules (Sg) et (60) [page i9o], données pour la première fois par M. Fourier , que » si l'on suppose
f («) = (•^j ' j] cosi-sr. f{r) dr ,
on aura réciproquement
(3) /'(«) = (-^j 'y[* cosra. ? (r) rfr;
et que, si Ton suppose
on aura réciproquement
f(x)=:| — i' / vOkTOt.it^y^ér .
On voit donc ici se manifester une loi de réciprocité ^ 1.* entré les fonctions f et <f , s.* entre les fonctions f et '^i de telle sorte que chacune des équations (1) et (3) subsiste quand on échange entre elles les fonctions f et ff » ou f et ^, C'est pour cette raison que » dans le Bulletin de la Société philomatique d'août. 1817 , j'ai désigné les fonctions f{x) , r {x) sous le nom de fimetionê réciproques de première eipèee , et les fonctions f{x) , ^ (x) souf le nom de fancHans réeiproqueê de seconde espèce. Ces deux espèces de fonctions peuTent être » ainsi que les foroàules citées de M. Fourier , employées avec avantage dans la solution d'un grand nombre de problèmes , et fouissent de propriétés importantes que je vais rappeler en peu de mots.
D'abord, en différenciant plusieurs fois de suite par rsqiport à jx l'équation (1) , on reconnaît fiicilement que , si
f(xy et f{x) sont deux fonctions réciproques de premier^ espèoe , *
IL* AfiKÉE. 1
'YW
«eront encore deux foiictioDS réciproques de première e«pèce , et qu'il en sera de n des fonctîoni
et
^''Ax) ,
et
etc....
Au contraire
et
'fM,
et
etc....
et
seront dea fonctions réciproques de seconda espèce. On arrirerait ii des conclusionj analogues, en diffârenctant plusieurs fois desuitc, par rapport à x, les deux membres de l'équation (3).
De mtaie, en désignant par k une constante réelle, on reconnaîtra sans peine que, li
sont deux fonctions léciproques, de première espèce, la fonction
f(a)) Costa; aura pour nâoipreque de pretoière espèce
taodia qiM la fooelioo
aura pour réciproque de leGonde eapèce
On peut obserrer encore que , si f{v) 0t' ;; (ai) «ont deuc fonctions réciproques de
première OU de seconde espèce, ^f{^) et ax(^) sei'ciit réciproques de même espèce » a étant une constante prise à volonté.
Lorsqu'on pose
a et fr» désignant deux constantes positives» on tire des équations (iS) delà page ii4
/* rfm) ( ' * )
y"'-'e'~*''cosrx.di'= ■ ^ ^-^ co^jmarctang — > ^
I r'"-'e"""'8mrx.dr= ^ ^ sm <marctaog — î •
(tt*+X»)*'
Or, de ces dernières formules, comparées aux équations (i) et (3) , il résulte évidemmetit que la fonction (5) a pour réciproque de première espèce
(;) ç(x) = ( — 1 i-^cos|marctang — J = (— J ^ — !^— ^ — -^ r ^ ■ r(m),
et pour réciproque de seconde espèce
(8) +(»)=^(-j ^«nJmarctaDg- =M atA ' ^W-
Par suite , en prenant pour b une constante réelle , on ooqclura s^ns peine , des remarques précédemment faites , que la fonction
(9) f{x) =»"-'•— 'ctaboi
a pour réciproque de première espèce
/a\^ [fl-(«+x)v/r.]-'"+[a+(6tx)t/r.]-'".H[a-(t-x)v/r.]-'"4.[a + (6-r)i/r.]-»'
tandis que la fonction
('») /■(x)=«"— e-'"8in6aj
a pour réciproque de seconde espèce
9\} [a-(*+x)V/r,]-'"+[«+(6+x)|/r»]-"-[a-(*-ar)V^r,]-'"-[a+(6-x)vri)]-'"
Dans le cas particolier ofa Ton prend m = i » la fonction (5) , réduite h U forme
a pour réciproque de première espèce
et pour réciproque de seconde espèce
Concevons maintenant que^ dans Téquation (33) de la page io4 du premier volume » on pose successivement
^v^^ désignant Qoe fraction rationnelle. On en tirera , en échangeant entre elle* le» variables te ^t r.
/* f(r) 'xV'. . ^ 'c' Hr)-*'"^'
et
00 TXJ'
m.» %. M>^ tm 00 m/ \ ^ ▼
^FPÔ* ''»-=«'i^A ((F(.r))) ^
OU 9 ce qui revient au même »
/•O ^ ^ rxJTl ,
De plus, <m conclura des formules (i6) et (i8) , combinées entre elles par voie d'additioQ et de soustraction >
( 145) cosra8rfr = ic|/tT o
>-^ ain-rx ar F{r)
fW
rx^Ti
OU , ce qui revient an même.
(iO)
rfr = ir|/!T £.
Or , il résulte évidemment de* éqnaf ions précédeotea que la fonction
a pour réciproque de première etpèce
,(«) = (a«)tv^ 'i
nry^ H- A
tandis que la fonction
a pour réciproque de seconde espèce
GonceT<ms enCn que l'on prenne
L'équatbn (i5) de la page 56 du premier Tolnme donnera
* cosrxifas=f — I
( i46 ) ^ar coniéquent la fonction (lO) ce conloqâ avec u réciproque de premiers ^espèce. Il eu aisé d'en coDclur« que la fonction
(27) , f{x)=:e " cosAa: ,
a pour réciproque de première espèce
Les priocipMUt auge* «oxqueli oq peut employer les foiiQlioiu réciproques, ou les forioules de M. Fourier déjb citées, sont ceux dont qcus allons faire mention.
Premièrement, elles serrent à la délerminstion des intégrales défînits. Ainsi , pat exemple , en prenant pour f{x) la fooctioD (£) , on tirera des équations (9) , (7} et (8)
■ • ■ ■ — i * •• • cosra;<fr=" . «"-'«-
ai/n ar(m) '
puis on conclura des formule* (99) , combinées entre elles par roie d'addition et de soustraction , , . .
A jouloni que , si l'on diffémacie le> rocimilea (ig) , (Jo) og (3 1 ) par rapport iVamia quantités x m m , ou par rapport à toutes les deux, on ep déduira de nouselies équations dignes de remarque. Ainsi , par exemple , un désignant par a un nombre entier quelconque , on trouvera
3r(m) du'
puis j en ayant égard k la formule (a&) de la page 61 du premier volume , on tirera des équations (3o) et (3 1 ) ,
^ (a+rl/rO- r(m) J i-f ^ M
/l(«-ri/r,) rxy^r; ^ g ar = o«
e désignant la constante dont Euler fait menikm à la page 444 de son Calcul différentiel, et dont la valeur approchée est o>577ài6t...
J*ar donné les formules (ag) au commencement de 181 5, dans un Mémoire où elles étaient appliquées à la conversion des différences finies des puissances positives en intégrales définies. On peut / au reste, opérer cette conversion en s'appuyant ou sur la formule (3o)« ou sur une autre qui s'accorde avec elle, et qui a été donnée par M. Laplace.
Lorsque , dans les équations (sg) , on pose m = 1 , on obtient les formules
cosra?--:- — --=î= — «-•', | s»
raw If
(54) / co«ras-;^J27^=^-e-". / wnraj-jr.^;j^ = - e
•^ax
qui ont été données par M. Laptaee , et qui se trouvent comprises l'une et l'autre dans les équations (90).
Les fonctions réciproques peuvent encore servir à transformer les intégrales aux différences finies , et les sommet des séries , quand la loi de leurs termes est connue , en intégrales définies ordinaires. En effet > si l'on pose ^x = k, et si l'on désigne par Xo , X deux valeurs de x teUemeot choisies que la différence X — Xo soit un multiple de A , on aura , en vertu des équations (a) et (4) •
X /'.• /»* sinfrJt-— )-sin(rXo-— ] (55) z /-(«>) = (^) J — i '-L-^ '-^f{r)dr.
asm —
et
«0 cos (rxu - — ) - ces (rX - — ]
2f(x) = (- / -^^ {r)dr.
De même , si l'on représente par z une variable comprise entre les limites — 1
( »48 ) -f- I , et par a une quantité constantei on déduira laos peioede l'équaliuo (>) oa (3) les sommes des séries
(57) f{o), zf{i), z'fi-,). x7(5), etc.... et
(58) f{o) , zf(c.) . s7(«,) ; ,Y(3.) , etc....
On trouvera , par exemple , en considérant la seconde de ces deux séries ,
(39)r{o)+»fW + «'n»«) +•■;== (-7)*/" (» + '«»-»■ + «'cosa»^^-...)H'•)d^ et
Wo)a/'W+«Y{«*) + = (-i-\'y[°(*iin«r + «'»»na«i' + ) + ('-)dr.
On a d'ailleurs , en supposant z* < 1 ,
(i +2COS»r4*>*co8seir-H"') + («sinar4-«»sm»«r + ...)|/.i
~ i-tcotar-taiaar.\/Ti i-ascos«r+s* i~itooifir+t'
et par suite
I +sco8«r 4* *'€<>•'•«»' + •■• =■