DE L*ADMIN)STR. COMMERCIALE, CH. J
Oui , si le ministre de l’intérieur n’avait ni le soin ni le loisir de mettre le commerce au rang de scs principales affaires; et si, parce que c’est une de ses attributions où il administre le moins dans le sens ordinaire de ce mot, on lui persuadait qu’il n’y a rien à faire quand on ne nomme pas à des places , et que l’on ne commande pas à des agens.
Oui, encore, si le commerce ayant sans cesse à traiter, souvent à disputer avec les administrations fi cales, pour ses intérêts généraux et pour ceux des individus, l’assistance des directeurs de ces administrations rendait le ministre des finances prévenu et trop fort , dans une lutte où le ministre de l’intérieur serait seul de son côté, et préparé uniquement par le rapport fugitif d’un bureau subalterne.
Mais si les armes sont plus égales; si uu ministre éclairé embrasse les intérêts du commerce avec activité et chaleur; si, reconnaissant et admettant des principes , il y trouve le guide des mesures générales, et y recourt pour les appliquer aux affaires particulières qui exigent sa décision ou son appui, on peut sans doute faire l’économie d’une administration spéciale pour le commerce. v
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