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des pouvoirs publics, dégagé de toute entrave, il exerce une action vivifiante dans des régions peu battues : c'est la forêt vierge de la bienfaisance », Cette agréable citation montre que l'un des caractères les plus en relief de l’assistance privée, et celui par lequel elle affirme une fois encore sa supériorité, c’est la visite du bienfaiteur chez le nécessiteux. Celui-ci ne va pas au devant du secours, c'est le secours, l’aide qui va au devant de lui : l'humilité est sauvegardée. Le cœur est noble. L'Etat a des raisons politiques, mais n’a pas le cœur.
Et c'est en Belgique qu'on en voit une illustration frappante : Jusqu'en 1921, rien dans la jurisprudence ni dans la législation n'apportait à l'assistance privée la sécurité, la sérénité. « Elle bâtissait sur le sable ». Le législateur ne considérait pas les œuvres, ne les connaissait pas. Cependant, par l'effort ardent et persévérant de la charité privée, l'Etat était quelque peu soulagé d’un de ses devoirs primordiaux, mais son ingratitude était évidente : il la méconnaissait.
En effet — et ce n’est qu'en Belgique que l’on trouvait pareil état de choses — l'assistance privée, juridiquement n'existait pas, il n’v avait que des établissements d'Etat.