IV. — Les vertus et les intérêts
L'amcmr de la gloire^ ce sentiment intérieur de complaisance, ce triomphe de Tesprit, est une passion produite par Timaginatîon ou par la conception de notre propre pouvoir, que nous Jugeons supérieur au pouvoir de celui avec lequel nous disputons ou nous nous comparons.
le repentir est une passion produite par Topinion ou la connaissance qu'une action qu'on a faite n'est point propre à conioiie au but qu'on se propose ; son effet est de faire quitter la loute que l'on suivait, afin d'en prendre une autre qui conduise à là fin que Ton envisage.
La pitié est l'imagination ou la fiction d'un malheur futur pour
nous-mêmes, produite par le sentiment du malheur d'un autre.
n y a une autre passion que Ton désigne sous le nom Sl amour ^
; mais que Ton doit plus proprement appeler bienveillance ou cha^
■ Hté, Un homme ne peut pas avoir de plus grande preuve de son
Mbvoir que lorsqu'il se voit en état non-seulement d'accomplir
n propres désirs, mais encore d'assister les autres dans Taccom-
glissement des leurs. Hobbes. De la Nature humaine^ ch. ix.
T. -^ Politique de Hobbes. L'état de nature et le droit naturel.
Dans l'état de nature, il est permis à chacun de faire tout ce ^uilui plaît. Rien de ce que l'homme peut faire n'e&t iiquste en M.
Si une personne vient à nuire à une autre, du moment qu'il U'eziate entre elles aucun pacte, on peut bien dire que celle-là CuA tort à celle-ci, mais non qu'elle lui fasse une injustice. Et en SfliBt,qiie la personne lésée s'avise de demander réparation, Tautre Im £ia : c Que me demandez- vous ? pourquoi aurais-j e agi à votre Siéde préférenos au mien ?» — Pour moi, je ne vois rien à rebondie.
La volonté de nuire eslûmée chez tous les hommes dans Fétat ^nature*
- Bien n'est plus agréabte, dans la possession de nos biens ]npee8,que de penser qu'ils sont supérieurs à ceux d'autrui. Les limtês,. quand elles ont atteint leur bienrétre, ne portent point «rie aux êtres de leur espèce ; l'homme aa contraire n'est J>ïiaiB plus nuiâble à autrui que lorsqu'il possède abondamment ^loisir et les richesses. Ibid.
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