Honêitum, l'honneur de la conscience
ite, mais principalement aussi par la façon dont il se rapà nous ; et qu'outre que le libre arbitre est de soi la chose [8 noble qui puisse être en nous, d'autant' qu'il nous rend elque façon pareils à Dieu et semble nous exempter de lui ajets, et que par conséquent son bon usage est le plus grand ts nos biens, il est aussi celui qui est le plus proprement et qui nous importe le plus ; d'où il suit que ce n'est que que nos plus grands contentements peuvent procéder; Yoit-on, par exemple, que le repos d'esprit et la satisfaction eure que sentent en eux-mêmes ceux qui savent qu'ils ne uent jamais à faire leur mieux, tant pour connaître le bien our l'acquérir, est un plaisir sans comparaison plus doux, Lurable et plus solide que tous ce,ux qui viennent d'ailleurs. LetPre à la reine de Suède du 20 nov. 1647.
Pascal naquit à Clermont-Ferrand en 1623. Fort jeune encore, il dans la société de son père un goût très- vif pour les mathématiques, à l'âge de douze ans, avec des barres et des ronds^ arriva seul et . lire jusqu'à la trente-deuxième proposition d'Euclide. A seize ans, ;rivit en latin un traité des Sections coniques. On connaît ses sntions et ses découvertes, ses expériences sur le vide et sur la inteur de Tair. Dans les Provinciales, il attaqua la morale relâchée jésuites (1656-1657). Dans les Pensées, il entreprenait une défense christianisme contre les incrédules. La mort Fmterrompit dans ses aux, à l'âge de trente-neuf ans.
L — Les infinis. Impossibilité de la science pour l'homme.
'est-ce que l'homme dans la nature ? Un néant à l'égard de li, im tout à regard du néant : un milieu entre rien et tout, iment éloigné de comprendre les extrêmes, la un des choses ir principe sont pour lui invinciblement cachés dans un sempénétrable ; également incapable de voir le néant d'où, il ré, et l'infini où il est englouti.
e fera-t-il donc, sinon d'apercevoir quelque apparence du lu des choses, dans un désespoir éternel de connaître ni leur npe ni leur fin ? Toutes choses sont sorties du néant et porjusqu'à l'infini. Qui suivra ces étonnantes démarches ? L'aude ces merveilles les comprend ; tout autre ne le peut faire, anque d'avoir contemplé ces infinis, les hommes se sont por-
tés témérairemeat à la recherche de la natare^, •comme i avaient quelque proportion avec elle.
Quand on est instruit, on comprend que la nature ayant gi son image et celle de son auteur dans toutes choses, elles t nent presque toutes de sa double inanité. C'est ainsi que u voyons que toutes les sciences sont infinies en l'éteadue de h recherches ; car qui doute que la géométrie, par exemple, a infinité d'infinités de propositions à exposer? Elles sont ai infinies dans la multitude et la délicatesse de leurs principes; qui ne voit que ceux qu*on propose pour les derniers ne se s tiennent pas d'eux-mêmes, et qu'ils sont appuyés sur d'anl qui, en ayant d'autres pour appui, ne soufiirent jamais dernier ?
Mais nons faisons des derniers qui paraissent à la raison com on fait dans les choses matérielles, où nous appelons un point divisible celui au delà duquel nos sens n'aperçoivent plus ri quoique divisible infiniment et par sa nature.
De ces deux infinis de science, celui de grandeur est bien p sensible, et c'est pourquoi il est arrivé à peu de personnes connaître toutes choses. Je vais parler de tout, disait Dêmocc
Mais l'infinité en petitesse est bien moins visible. Les {A: sophes ont bien plutôt prétendu d'y arriver : et c'est là où t ont achoppé* C'est ce qui a donné lieu à ces titres si ordinaû Des principes des choses^ Des principes de la philosophie^ et an! semblables, aussi fastueux en effet, quoique non en appaiei que cet autre qui crève les yeux, De omnire scibilL
On se croit naturellement bien plus capable d'arriver au cen des choses que d'embrasser leur circonférence. L'étendue vis du monde nous surpasse visiblement ; mais comme c'est noos^ surpassons les petites choses, nous nous croyons plus capaUei les posséder ; et cependant il ne faut pas moins de capacité pi aller jusqu'au néant que jusqu'au tout. 11 la faut infinie p( Tun et l'autre ; et il me semble que qui aurait compris las à niers principes des choses pourrait aussi arriver jusqu'à ooom tre rinflni. L'un dépend de l'autre, et le conduit à l'autre, hfsi tfémités se touchent et se réunissent à force de s'être éloigflA et se retrouvent en Dieu, et en Dieu seulement.
Pascal. Pensées*