VI. — Nous n^aimons pas rindividu, mais les qualités
Dn homme qui se met à la fenêtre pour voir les passants, si passe par là, puis-je dire qu'il s'est mis là pour me voir ? m ; car il ne pense pas à moi en particulier. Mais celui [qui ne une personne à cause de sa beauté l'aime-t-il ? Non ; car la tite vérole> qui tuera la beauté sans tuer la personne, fera qu'il i l'aimera plus. Et si on m'aime pour mon jugement, pour a mémoire, m'aime-t-on, moi? Non; car je puis perdre ces lalités sans me perdre, moi. Oh. est donc ce moi, s'il n'est ni ms le corpâ, ni dans l'âme? Et comment aimer le corps ou ^e, sinon pour ces qualités, qui ne sont point ce qui fait le moi, iisqu'elles sont périssables ? Car aimerait-on la substance de ^e d'une personne abstraitement, et quelques qualités qui y |IIB8ent?Gela ne se peut, et serait injuste. On n'aime donc jamais lEsonne, mais seulement des qualités. Qu'on ne se moque donc psâe ceux qui se font honorer pour des charges et des offices, v on n'aime personne que pour des qualités empruntées.
VII. — Les trois ordres : les corps, les esprits, la charité.
tLa distance infinie des corps aux esprits figure la distance infijbent plus infinie des esprits à la charité, car elle est sumatu-
%rit l'éclat des grandeurs n'a point de lustre pour les gens ^ sont dans les recherches de l'esprit. La grandeur des gens ^prit est invisible aux rois, aux riches, aux capitaines, à tous ^ grands de chair. La grandeur de la Sagesse, qui n'est nulle ^ sinon en Dieu, est invisible aux charnels et aux gens d'es- ^t. Ce sont trois ordres difiérant en genre.... tous les corps, le firmament, les étoiles, la terre et ses raumes, ne valent pas le moindre des esprits ; car il connaît
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et soi: afelesaocpi^ rjeit. Tous les corps ensemble et b es-tamEig«=?TWBKnThIgy st tantes Lenis psodnctions, ne valent pai mmLvtHuent <ie daiité ; cda est d*un ordre infinim*
Qk !aiK les car» ^niwniiMffy «i ne saurait en faire rénssir x letKleE wisBe : siaL eaf imywtfhfe» et d*an antre ordre. De tt les coBEDiE tar aant^ cm u^&l saoïait tirer un mouvement de vr:
iiHMiiiiTifiiv et d^m antre ordre, surnaturel.
/Wrf.
^Miywii' ilMimg ScHoec juepnt à PifoiL, en 1627. Il fit ses étades ] mâim itaT iissoiie^ pas à P^bb. an coDége de Navarre, où il res ^ ak n arrt ses ^mte on t*y& et soutint sa thèse de théolog e ww» itt Coffiiis mm^tei û raiail dédiée. Bientôt célèbre pi mwi'jyii. ii érant «s tdlS e^iâqiie de Condom. Louis XIY li /èteatMft «in naniiton ^a«r k^ael il composa le Traité deï S'il iMK :ir MjmmâmuJsklifpqtie, leDiscours sur rhisbà .JtBÊàtk^m fimt Jr CJkribarf $mimte. Bossuet mourût en 1701
r» 3râidi(^ ^ OMles les passions.
^rti»ri)Q^>ât^^ ^ nmis cmsalions ce qui se passe en nous :shîi»$i^ ^(tw rtiaiî^ cmccas oaissàms se rapportent au seul amotffi <% ^ :L .1^ (HÙKStt oa jos excite toutes. La haine de qaelfiil 4i:tl«ii tht vi]Mi {tm i^ Jjfluifir «(UM a pour un autre. Je ne '^^Miaiit^ >tu^ >Kc^ {txtf xûiH la santé. Je n'ai d'aversion pot (ii^MiU uu ^^ ^turo^ {ttU st'ie^ un obstacle à posséder ce
:uîii«i« :^si iéar»^ :t^^^ {QfUn ainoar qui s'étend au bien qu'Ilot NUk c^ioiia^ la^ tM^ii^ ttrt amoar qui s'attache au bien qu'il a.
î%«4tf ^;:i *À rNM^^iïtf ^nttc oaaaxoar qui s'éloigne du mal par leqnfl ^ ^^<si .«ct^ 4^ :$air >iiitt^ «!t «loi s ea afflige. L'aitdace est un amc ;uv <u^£Hjyf«t|uà^ uMOjr ^oisiMb»' lobjet aimé, ce qu'il y a de pl« iiîtkàii . :i4 '<i .-ntéitte^ ua amour qui, se voyant menacé .^èi^w >::^ >^'^ Miài«cù»> «t troublé de ce péril. V espérât ^4^ àvi ^uitMOC^tut ;^ ibti^ qu*il possédera Tobjet aimé, et le ^^^^^ s^ :M «Sto^ixr «lii^^dd ce qu*il s'en voit privé à jamais! >:v ^ui >;4*i«s^4ii: ^MMiMttt doal on ne peut se relever. La col K^ '4ià MNMir usMl ^ o^ qu'on lui veut ôter son bien, et à ^ H^ vàltitolNk Enfin» ôtez l'amour, il n'y a plus< t ]|HiLtt rwwT^T, vous les faites naître toutes. ^CMMriMWKt lie Dieu et de soi-même, ch. i.