XXII. — Les plaisirs
Les plaisirs mêmes des sens se réduisent à des plaisirs intellectuels confusément connus.
La musique nous charme, quoique sa beauté ne consiste que dans les convenances des nombres et dans le compte, dont nous ne nous apercevons pas et que l'âme ne laisse pas de faire, des
battements ou vibrations des corps sonnants, qui se rencontrent par certains intervalles.
Les plaisirs que la vue trouve dans les proportions sont de la même nature ; et ceux que causent les autres sens reviendront à quelque chose de semblable, quoique nous ne puissions pas l'expliquer si distinctement.
Principes de la nature et de la grâce.