‹ Extraits des grands philosophesChapitre 182 sur 331 · II. — Harmonie des idées et des choses · texte numérisé non relu

II. — Harmonie des idées et des choses

II existe une sorte d'harmonie préétablie entre le cours de la ^ture et la succession de nos idées ; et quoique les puissances l^les forces par lesquelles la première est gouvernée nous soient Inement inconnues, nos penséjss et nos conceptions ne laissent Pi en définitive, d'avoir toujours suivi la même marche que autres ouvrages de la nature. L'habitude est le principe par l^uel cette correspondance a été effectuée... Gomme la nature ^8 a enseigné l'usage de nos membres, sans nous donner la ^^naissance des muscles et des nerfs par lesquels ces mouve- ?^ts sont accomplis, de même elle a implanté en nous un '^tinct qui entraîne la pensée en avant, suivant un cours cor-

y. — L'Ame n'est qa'une série de phénomènes.

Il 7 a des philosophes qui s'imaginent qu'à chaque instant nos avons la conscience entière de ce que nous appelons notre our self; qu'ils sentent son existence et la continuité de son tence.... Malheureusement toutes ces assertions sont gratuit car il n'y a aucune idée de ce moi prétendu. En effet, impression pourrait nous avoir donné cette idée? A cette qi tion, il n'y a pas de réponse possible.

Si nous devons avoir du moi une idée claire et intelligil c'est qu'il y en a quelque impression qui doit donner naissane toute idée réelle, c'est-à-dire à toute idée qui a un objet Hais le moi ou la personne n'est pas une impression (ni, par séquent, une idée), mais ce qui est supposé soutenir nos im] sions et nos idées. Si quelque impression donne naissance à idée du moi, cette impression doit persister la même dans toatl cours de notre vie. Mais il n'y a nulle impression constantei invariable. Nul plaisir ou nulle douleur, nulle passion, nulle sation ne dure. Ce n'est donc d'aucune de ces impressioniil d^aucune autre, que l'idée du moi peut venir ; donc une telle n'est pas.

Pour mon compte, quand j'entre dans un examen attentifi ce que j'appelle moi, je tombe toujours sur quelque percept de chaud, de froid, de l'air, de mal, de plaisir ; je ne me jamais vide de perceptions, et je ne puis rien observer que perceptions. Quand mes perceptions m'abandonnent comme arrive quelquefois dans un profond sommeil, je ne me sens pli et on peut dire avec vérité que je n'existe point. Ibid.

NEWTON ET GLARKE.

Newton (Isaac) naquit à Woolsthorpe en 1642. Il perdit son père à H de trois ans, fut envoyé à de petites écoles de village, puis à 1' publique de Grantham, où il se fit remarquer par un goût trës-iif^ les inventions mécaniques. 11 entra ensuite au collège de la Trinité Cambridge. On connaît ses travaux mathématiques^ ses découiertes' la lumière, son hypothèse de la gravitation universelle. 11 mr' en 1727.

Clarke (Samuel) naquit à Norwich en 1675, étudia à Cambridge, àe chapelain de la reine Anne et recteur de Saint- James. Ses priacip ouvrages philosophiaues sont sa Démonstration de l'existence et Jj* attributs as Dieu, 1705^ et sa correspondance avec Leibnitz. Il moof* en 1729.

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