‹ Extraits des grands philosophesChapitre 200 sur 331 · IV. ~ Du pacte social · texte numérisé non relu

IV. ~ Du pacte social

Je suppose les hommes parvenus à ce point où les obstacles qui nuisent à leUr conservation dans l'état dé nature remportôil] par leur résistance sur les forces que chaque individu employer poiit se maintenir dans cet état. Alors cet état ptimfiifj ne peut plus subsister, et le genre humain périrait sll ne geait sa manière d'être.

Or, boihine léè hotUines ne peuvent engendrer dé nouvc forces, mais ëeiilemeiit unir et diriger celles qui existent, ilsn'c plus d'autre moyen, pour se conserver, que de former, par agié*! gation^ une somme de forces qui puisse Temportei^ sur la résis^j tance, de les mettre en jeu par un seul mobile, et de les agir de concert.

Cette somme de forces ne peut naître que du concours de sieUrs ; mais la force et la liberté de chaque homme étant les miers instruments de sa conservation, comment les engagera-til| sans se nuire, et sans négliger les soins qu'il se doit ? Cette dill'| culte, ramenée à mon sujet, peut s'énoncer en ces termes :

«Trouver une forme d'association qui défende et protège (kl toute la force commune la personne et les biens de chaque ^^s^^l et par laquelle chacun, s'unissant à tous, n'obéisse pourtant qo«l lui-même, et reste aussi libre qu'auparavant. » Tel est le pi^» blême fondamental dôUt le Contrat social donne la solution.

Les clauses de te contrat sont tellement déterminées pu nature de l'acte, que la moindre modification les rendhdt TiDk

A de nul effet $ en sorte qoe^ bien qu'elles n'ftiétit p^t^d^e Amais été formelleiiient énoncées, elles sont partout lôs ffîdmëË, IHtout tacitement admises et reconnues, jusqu'à éé que, le pacte pMitl étant violée chaoun rentre alors dans ses premiers drolti et

B renne sa liberté naturelle en. perdant la liberté coûvention-" le pour laquelle il y tenonça. Contrat sodalf I» vi.

f; - Qu'est-ce que la loi ? — La loi civile et politique doit être Texpresiion

de la volonté nationale.

[Oè qui est bien et conforme à t^ordre est tel par la nature des

iÉ et indépendamment des conventions humaines. Sans

I, il est tiiie justice universelle émanée de là raison seule ; ds cette justice, pour être admise entre nous, doit être réci- )ctae. A considérer humainement les choses, faute de sanction irélle^ le^ lois de là justice sôrit vaines parmi les hommes; tes ne fôtlt que le bien dii méchant et le mal du juste, quand lai-ci les dbsèrvë avec tout le monde sans que personne les 3rve avec lui. Il faut donc des conventions et des lois pour

les droits aux devoirs et ramener la justice à son objet.

is qu'est-ce donc eU&n qu'une loi ? Tant qu'on se contentera

n'attacher à ce mot que des idées métaphysiques (1), on conti-

Mra de raisonner sans s'entendre, et quand on aura dit ce (|ue

qu'une loi de la nature, on n'en saura pas mieux ce ({lie

qu'uileloi de l'État (2)

'Qsand tout le peuple statue kur tout le peuple, alors la matière

l&quelle on statue est générale comme la volonté qui statue-.

cet acte que j'appelle une loi (3).

Quand je dis que Tobjét des lois est toujours général, j'entends

là M cousldère les sujets en corps et les actiôhs comme itès, jamais txn homme comme individu ni une action parti-

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