DIDEROT
Denis Diderot naquit à Langres, en 1713, d'un coutelier^ étudia chez la jésuites de Langres, puis au collège d'Harcourt à Paris. Il entra cha un procureur, puis se dégoûta de la procédure, donna des leçons p<Hii ylTre et se maria, tout jeune encore, à une femme pauvre qui vivait ér travail de ses mains. Il traduisit d'abord plusieurs ouvrages anglais, poi publia V Essai sur le mérite et la vertu (1745), les Pensées phUosùphi (1746), la Lettre sur les aveugles à l'uscfge de ceux qui voient (1749] Diderot fut emprisonné au donjon de Vincennes à cause des hardi contenues dans ces livres. Bientôt il devint un des chefs du mouvemei philosophique et le directeur de l'Encyclopédie, Ses Pensées sur Vi prétation de la nature sont de 1754; ses Salons sont de 1765-67. Api un voyage en Russie et en Prusse, Diderot vécut à Paris fort retiré, mourut en 1784.
I. — Unité et continuité de la nature. — D'où vient Tétonnement de l*bomm(
L'étonnement vient souvent de ce qu'on suppose plusie prodiges où il n'y en a qu'un ; de ce qu'on imagine dans nature autant d'actes particuliers qu'on nombre de phénomène tandis qu'elle n'a peut-être jamais produit qu'un seul acte, semble même que, si elle avait été dans la nécessité d'en pro* duire plusieurs, les différents résultats de ces actes seraien isolés ; qu'il y aurait des collections de phénomènes indépen* " dantes les unes des autres, et que cette chaîne générale, dont 11 ; philosophie suppose la continuité, se romprait en plusieurs en'' ' droits. L'indépendance absolue d'un seul fait est incompatiblflj ; avec ridée de tout, et sans l'idée de tout plus de philosophie.
De l'interprétation de la nature^ XI.