‹ Extraits des grands philosophesChapitre 218 sur 331 · I. — Des progrès futurs de la société humaine · texte numérisé non relu

I. — Des progrès futurs de la société humaine

Nos espérances sur Tétat à venir de l'espèce humaine peuvent se réduire à ces trois points importants : la destruction de Vi^

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dite entre les nations, les progrès de Tégalité dans nn même mple, enfin le perfectionnement réel de Thomme. Toutes les nations doivent-elles se rapprocher un jour de §tat de civilisation où sont parvenus les peuples les plus slairés, les plus libres, les plus affranchis de préjugés, tels que is Français et les Anglo-Américains ? Cette distance immense ai sépare ces peuples de la servitude des nations soumises à des )is, de la barbarie des peuplades africaines, de l'ignorance des luvages, doit-elle peu à pan s'évanouir ? Y a-t-il sur le globe es contrées dont la nature ait condamné les habitants à ne jamais mir de la liberté, à ne jamais exercer leur raison ? Cette différence de lumières, de moyens ou de richesses, obserée jusqu'à présent, chez tous les peuples civilisés, entre les ifférentes classes qui composent chacun d'eux, cette inégalité, lie les premiers progrès de la société ont augmentée, et pour insi dire produite, tient-elle à la civilisation même ou aux mperfections actuelles de l'art social (1)? Doit-elle continuelle* lient s'affaiblir pour faire place à cette égalité de fait, dernier mt de l'art social, qui, diminuant même les effets de la différence laturelle des facultés, ne laisse plus subsister qu'une inégalité Uile à l'intérêt de tous, parce qu'elle favorisera les progrès de la âvilisation, de l'instruction et de l'industrie, sans entraîner ni lépeadance,' ni humiliation, ni appauvrissement? En un mot, es hommes approcheront-ils de cet état où tous auront les lumières nécessaires pour se conduire selon leur propre raison dans les iffaires communes de la vie, et la maintenir exempte de pré^ igés ; pour bien connaître leurs droits et les exercer d'après )Ur opinion et leur conscience ; où tous pourront, par le déve* ^gpement de leurs facultés, obtenir des moyens sûrs de pourrir à leurs besoins ; où enfin la stupidité et la misère ne seront os que des accidents, et non l'état habituel d'une portion de la Kûété?

Enfin, l'espèce humaine doit- elle s'améliorer, soit par de nouilles découvertes dans les sciences et dans les arts, et, par une inséquence nécessaire, dans les moyens de bien-être particulier * de prospérité commune, soit par des progrès dans les principes ^ conduite et dans la morale pratique, soit enfin par le perfeconnement réel des facultés intellectuelles, morales et physiques, ui peut être également la suite ou de celui des instruments qui

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