Sa beauté, son ordre, ses lois, etc
360 LA PHILOSOPHIB ALLEMANDE.
Cette argumentation repose sor cette Un natnrdle, aoi-âL transcendantale, de la eausalUé^ à savoir, que tout ce qui contingent a sa cause, et qne cette cause, si elle est oontingoil à son tour» doit aussi avoir une cause, jusqu'à ce que la s£iie causes, subordonnées les unes aux autres, s'arrête à une cai absolument nécessaire, sans laquelle elle ne serait jamais plète....
On y trouve donc : 1* Le principe transcendantal qui condi du contingent à une cause, principe qui n^a de valeur que dot le mande sensible^ et qui n'a même plus aucun sens en dehors ce monde. En effet, le concept purement intellectuel du contii gent ne peut produire aucune proposition synthétique telle qi celle de causalité, et le principe de celle-ci n'a de valeur et d'ui que dans le monde sensible ; or il faudrait ici qu'il servit prédi sèment à sortir de ce monde. 2* Le raisonnement qui consiste conclure de l'impossibilité d'une série infinie de causes donn^ les unes au-dessus des autres dans le monde sensible, à cause première; les principes de Tusage rationnel ne autorisent pas à conclure ainsi, même dans l'expérience, là oàj cette chaîne ne peut pas être prolongée.
Critique de la raison pure, II, 427, 432. <
Y. — Appréciation de Tarirument des causes ftnalM.
Le monde, tel qu'il se révèle à nous, présente un théâtre si étendu de diversité, d'ordre, de finalité et de beauté, soit qu'on Ten visage dans l'immensité de l'espace, ou dans son infinie division, que, même d'après les connaissances acquises par notre faible intelligence, tout langage, pour rendre de si nombreuses, de si infiniment grandes merveilles, et l'impression qu'elles font sur nous, est impuissant... Aucun nombre n'en peut exprimer les forces ; notre pensée même n'en saurait concevoir la limite ; en sorte que notre jugement du tout doit se résoudre en une admiration muette, mais d'autant plus éloquente. Partout nous voyons une chaîne d'efiets et de causes, de fins et de moyens, une régularité dans la naissance ou la mort ; et comme rien n'est parvenu de soi-même à l'état où il se trouve, cet état signale toujours plus loin une autre chose comme sa cause, laquelle rend à son tour nécessaire une recherche nouvelle, quoique constamment la . même. En sorte que la totale universalité des choses irait s'abimer dans le néant, si l'on ne prétait pour appui à cette contin-
^.infinie quelque chose en dehors d'elle, subsistant par même originairement et d'une manière indépendante qui irantit en même temps la durée, comme cause de son ori- • ••
argument mérite d*étre toujours rappelé avec respect. G*est
ancien^ le plus clair et le plus conforme à la raison hu-
le. Il vivifie l'étude de la nature, de la même manière qu'il
m existence de cette étude et en reçoit par là de nouvelles