XXXIII. — Le sublime
Le sublime est ce en comparaison de quoi toute autre chose est tite. Il est aisé de voir ici qu'on ne peut rien trouver dans la ture, si grand que nous le jugions, qui, considéré sous un tre point de vue, ne puisse descendre jusqu'à Tinfiniment tit, et que réciproquement il n'y a rien de petit qui, relativeânt à des mesures plus petites encore, ne puisse s'élever aux MX de notre imagination jusqu'à la grandeur d'un monde. Les îescopes ont fourni une riche matière à la première observation, i microscopes à la seconde. Il n'y a donc pas d'objet des sens il, considéré sur ce pied, puisse être appelé sublime. Mais précément parce qu'il y a dans notre imagination effort vers un ogres à l'infini, et dans notre raison une prétention à saisir l)solue totalité des choses comme une idée réelle, cette disconnance même qui se manifeste entre cette idée et notre faculté estimer la grandeur des choses du monde sensible éveille en lus le sentiment d'une faculté supra-sensible. C'est l'usage que jugement fait naturellement de certains objets en faveur de ce ntiment, non l'objet même saisi par les sens, qui est absolument grand (1), tandis qu'en comparaison tout autre usage est ^tit; par conséquent, ce que nous nommons sublime, ce n'est ^s l'objet, mais la disposition d'esprit.
Nous pouvons donc encore ajouter cette formule aux précéîntes définitions du sublime : Le sublims est ce qui ne peut être
1. C'est-à-dire que nous faisons servir, par exemple, la vue de la mer nous donner le sentiment de notre puissance infinie de mesurer les
^oses.
conçu sans révéler wne faciiUé de VesprU nui su/rpêfSse siire des sens,..
Critique du jugement^ trad. Barni, 1. 1, p. 148.