‹ Extraits des grands philosophesChapitre 251 sur 331 · III. — La croyance dans la loi morale et dans la liberté · texte numérisé non relu

III. — La croyance dans la loi morale et dans la liberté

Si la destination de l'humanité était seulement de se créer sur la terre une condition meilleure, il suffirait sans doute que les actions humaines fussent dirigées par un simple mécanisme. La liberté serait non-seulement inutile, mais funeste à l'homme ; l'intention serait de trop. Le monde tel que nous le voyons, loin d'aller directement à sou but, ne l'atteindrait qu'avec mille détours. Pourquoi, dans ce cas, le souverain créateur des mondes nous aurait-il doués d'une liberté souvent en contradiction avec ses éternels desseins ? Pourquoi ne nous aurait-il pas prédéterminés à agir comme il faut que nous agissions afin que ses desseins s'accomplissent ? Il pouvait certes aller à son but par mille chemins plus courts ; il n'est pas de misérable habitant de notre chétive planète qui ne pût le lui démontrer. Mais je suis libre, et par conséquent il est impossible que ma destinée s'écoule tout entière <dans le cercle d'une existence* oil tout s'enchaîne de telle

8ort8^ cau3Q9 ^ aSetâ, que i^a liberté demeure inutile, Mai» je sui^ libre, car ce n'est pas Tacte réel, mécaniquement ejéoutét ni dépendant, sous ce rapport, qu'^ demi de moi ; ce Q'est pas lui qui fait le prix et la valeur d'upe actioUi c'est Tisçcte mor^I^ c'^9t- Ji^4ire la Ubr^ détei^mluation d^ ma vplonté, (}ui (oi^jours dépend de moi. La voix de la conscience m ce^çe ie m^ lo répéter. Or, par là, ne m'eps^ignert^elle pa9 au39i que la loi morale^ dé4iiignant d§ cpmipander à un Inépani8^le av^ugte et matériel, ne prét^Qd régner qu3 sur de3 volontés intelligentes et libres?

Destination de F homme ^ trad. BarçbQu de PenhœD,la croyance^ p. 28^ 286.

J V. -r- Le progrès -gooral à v^Djr,

Vn jour viendra oit la pensée même du mal s'effacera de l'inteUigence des homme^t Aucune perturbation nouvelle ne les empécbera plu9, dani^ la suite de9 temps, de graviter vers le bien

par toutes les puissances de leur âme, par toutes leurs faculté intellectuelles, Aucun hon^m^i Pieu n^erci, ne (ait le mal pour le mal, il le tait pour le bien qu'il en attend.. r Mais une fpisla société constituée telle que la raison le veut, toute mauvaise action, au lieu d'un avantage quelconquei n^ rapportera à son auteur qu'un préjudice açfuré... De la sorte, le ipoment arrivera où, dans sa patrie, à l'étranger, sur toute la surface de la terre, le méchant n^ troi^vera pa9 à qui nuire impunément, et par conséquent il se trouvera dépouillé de la liberté et de la volonté même de faire le mal ; car nous ne pouvons supposer qu'il continuerait à aimer le mal, si le mal devait toujours avoir pour lui des conséquences funestes.

Destination de l'homme^ trad, Barchou de Penboeo, m» partie. -- La, croyance^ p, 275.

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