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le), suivent plutôt une marche rétrograde ou anti-historique» 'égard de laquelle nous pouvons nous en référer à l'exemple nations classiques, les Grecs et les Romains. Si l'unique 3t de l'histoire est la réalisation successive de la constitution Iroit, il ne nous reste, comme mesure de l'avancement de prit humain, que l'approximation successive de ce but, dont complissement définitif ne saurait être prouvé, ni par Tezpéice, telle qu'elle s'est développée jusqu'à présent, ni théorique- Qt, à priori, et ne sera jamais qu'un article de foi étemel de »mme, dans le monde de l'action.
Idéalisme transcendantah IV* partie.
^ — Histoire des théories de l'an. — L'art est-il Timitation de la nature ?
'outes les théories modernes ne sont-elles pas parties de ce icipe même : que l'art doit être l'imitateur de la nature ? — , sans doute, mais de quelle utilité était pour l'artiste cette ume générale et vague, avec les diverses acceptions de l'idée Qature, et lorsqu'il y a autant de manières de l'entendre qu'il
d'individus ? Pour celui-ci, la Nature n'est que l'agrégat inalé d'une foule indéterminée d'objets, ou l'espace dans lequel il représente les choses et leur situation respective. Pour celui-là
n'est que le sol d'où il tire sa nourriture et son entretien. i yeux seulement du naturaliste philosophe, elle est la force verselle et divine, éternellement créatrice, qui tire toutes ses de son sein, dont l'activité enfante sans cesse de nouvelles ductions. Le principe de l'imitation de la nature aurait, sans ite, une haute importance s'il apprenait à l'art à rivaliser avec .e force créatrice. Mais il n'est guère possible d'élever un ite sur le sens qu'on lui donnait, lorsque l'on connaît l'état léral de la science à l'époque où il a été mis au jour pour la mière fois. Il serait vraiment singulier que ceux qui refusent [iplétement la vie à la nature recommandassent de l'imiter is l'art. On peut leur appliquer ces mots d'un profond penseur : btre philosophie mensongère a supprimé la nature. Pourquoi nandez-vous que nous l'imitions ? Afin que vous puissiez is donner de nouveau le plaisir d'exercer la même violence à ;ard de ses disciples ? »
^a nature n'est pas seulement pour eux une image muette et it la bouche ne rendit jamais une parole vivante ; c'était un lelette de formes vides dont la copie, également vide, devait
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être transportée sur la toile ou sculptée sur la pierre.G'étaitlàpii- Gisement la doctrine de ces anciens peuples grossiers qui, u voyant rien de divin dans la nature, lui empruntaient desidoH tandis que, pour le peuple intelligent des Hellènes, qui YOjtf partout des traces d'une force active et vivante, de véritiÛs divinités sortaient du sein de la nature.
Ensuite, le disciple de la nature doit^il tout imiter eu elle, A dans toutes ses parties ?-**- Il doit seulement reproduire les olsfÈ beaux, et encore de ceux-ci seulement le beau et le parfait. (jià\ ainsi que le principe se détermine d'une manière plus préeiA!
Mais, en même temps, on prétend que, dans la nature, l'im fait est mêlé avec le parfait, le laid avec le beau. Comment d celui qui n'a d'autre rapport avec la nature que celui de Timil servilement doit-il distinguer l'un de Tautre î
La coutume des imitateurs, c'est de s'approprier les fautes de 1 modèles plutôt et plus facilement que ses beautés, parce que premiers offrent plus de prises, des caractères plus saillants, saisissables. Aussi voyons-nous que, dans ce sens^ les imita de la nature imitent plus souvent le laid que le beau et ont pour le premier une prédilection marquée. Si nous ne consid pas les choses dans leur essence, mais dans leur forme vide et s traite, les choses ne disent rien à notre âme. Il faut que noui prêtions notre propre sentiment, notre esprit, pour qu'elles n répondent. D'ailleurs, qu'est-oe que la perfection de chaque o Rien autre chose que la présence en lui de la vie créatrice, de force qui l'anime. Ainsi donc, il ne sera jamais donné à celoi qui la nature apparaît, en général, comme une existence m< d'opérer cette transformation analogue à l'opération chimique vertu de laquelle se dégage, comme puri&é par la flamme, pur de la beauté.
Aucune modification ne fut apportée à la manière prinei d'envisager ce rapport, lorsque l'on commença à sentir Tinsi sance d'un tel principe, aucun même, lorsque fut heurea fondée une doctrine nouvelle : celle de Jean Winckelmann* replaçait, il est vrai, l'âme, avec tous ses droits, dans l'art, el faisait sortir celui-ci d'une indigne dépendance, pour Télever la région de la liberté spirituelle. Vivement frappé de la beii des formes dans les représentations plastiques de l'antiquité, enseignait que la manifestation d'une nature idéale et supérii à la réalité, ainsi que l'expression des idées de l'esprit, éuit ^ut le plus élevé de l'art.
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tfais, si nous examinons dans quel sens fat comprise du plus ipd nombre cette supériorité de l'art sur la réalité, il se trouve p, même avec cette doctrine, la manière d'envisager la nature nme simple effet, et les choses qu'elle renferme comme objets vés de vie, subsiste toujours, et que l'idée d'une nature viite, créatrice, n'était par Ih, nullement éveillée. Dès lors, ces mes idéales ne pouvaient être vivifiées par aucune connais« içe positive de leur essence. Car, si les formes de la nature Aie étaieut mox*tes pour des observateurs morts, celles de l'art
l'étaient pas moins. Si les premières n'étaient pas engendrées r une force libre, il en était de même des secondes. L'objet de nitation fut changé, l'imitation resta. A la place de la nature irent las beaux usages de l'antiquité, dont les disciples s'attaaient à saisir la forme extérieure, mais sans l'esprit qui les ima, Or, ils sont d'un abord plus difficile que les œuvres de la lure ell^même. Ils vous laissent encore plus froids que celle-ci, vous ne cherchez pas à pénétrer leur enveloppe avec l'œil de sprit, et h saisir en eux la force qui les vivifie. D'un autre côté, les artistes conservèrent, il est vrai, une cer* ne tendance idéale et des notions vagues d'une beauté snpé- ^ure à la matière ; mais ces idées étaient comme de belles «oies auxquelles les actions ne répondent pas. Si la manière écédente de traiter l'art avait produit des corps sans âmes, la dception nouvelle apprenait seulement le secret de Tâme, mais m celui du corps. Comme il arrive tonjours, la théorie fut ^lissée rapidement jusqu'à l'extrême opposé, mais le milieu V'ant n'avait pas encore été trouvé.
Qui pourrait dire que Winckelmann ne connut pas la plus haute >auté ? Mais elle apparut chez lui seulement dans ses éléments parés, d'un côté, comme beauté qui consiste dans l'idée abstraite
qiïi découle de l'âme ; de l'autre, comme la beauté des formes, ^el lien actif et vivant les réunit ensemble ? Ou, si l'on veut, par ^le force l'âme est-^Ue créée en même temps que le corps, d'un t%il jet et comme par un soufde unique ? Si cela n'est pas au ^uvoir de l'art, aussi bien que de la nature, il ne peut rien créer. Winckelmann n'a pas déterminé cet intermédiaire vivant. Il n'a M enseigné comment les formes peuvent être engendrées par i^dée. C'est ainsi que l'art passa aune méthode que nous pouvons ppeler rétrograde, parce qu'elle part de la forme pour arriver à essence. On n'atteint pas l'absolu de cette manière. Ce n'est pas Cl élevant le conditionnel à sa plus haute puissance qu'on trouve
l'inconditionnel. Aussi, de pareils ouvragés, qui ont leur point de départ dans la forme, malgré toute la perfection de cette de^ nière, trahissent, comme signe distinctif de leur origine, lîn ridi qui ne peut être rempli, là même où nous attendons le parfait, h vrai, la suprême beauté. Le prodige par lequel le relatif doit toi élevé à l'absolu, la nature humaine devenir quelque chose de divin, reste à accomplir. Le cercle magique est tracé, mais Tesprit qui devait s'y montrer n'apparaît pas, indocile à la voix de celui qui a cru possible une création par la simple forme.
Loin de nous la pensée de vouloir ici rabaisser le génie dei l'homme dont la doctrine immortelle, véritable révélation di beaii, fut plutôt la cause occasionnelle qu*effîciente de la directiot de l'art. Que sa mémoire demeure sainte comme le souvenir di tous les bienfaiteurs de l'humanité. Il resta, pendant tout M siècle, comme une montagne, dans un isolement sublime. AncaH voix sympathique, aucun signe de vie, aucun battement du c(Btf j dans tout le vaste empire de la science, ne répondit à ses effo et lorsque vinrent ses véritables contemporains, cet hoi admirable n'était plus. Et cependant il a fait une si grs chose I... Par son sens profond et par ses idées, il n'appartic pas à son époque, mais à l'antiquité ou au siècle dont il est créateur, au siècle présent. Par sa doctrine, qui jeta les prei fondements de cet édifice général de la connaissance et de U science de l'antiquité, il lui a été donné d'inaugurer les temfi] nouveaux. Le premier, il eut la pensée de considérer les œuTi*j de l'art d*après le procédé et les lois que suit la nature dansi œuvres éternelles, tandis qu'avant et après lui toute création l'activité humaine était regardée comme l'œuvre d'une voloal arbitraire et sans lois, et traitée conformément à ce principe. Sotl génie, comme le souffle d'un vent venu des climats plus doift dissipa les nuages qui nous dérobaient le ciel de Tart de Y^^\ quité ; et si maintenant nous en voyons clairement les astres, cW| à lui que nous le devons. Combien il a senti le videdei8i| époque I Certes, n'aurions-nous d'autre motif que son sentimefll éternel de l'amitié, et cette soif inextinguible qu'il avait del* goûter, cela suffirait pour justifier le mot de confirmation d'amoD? spirituel qui convient à ma pensée à l'égard de l'homme parfaiM de l'homme dont la vie et les actions furent vraiment classique | Et s'il est un autre désir encore qu'il ait éprouvé et qu'il n'ait P*| satisfaire, c'est celui d'une connaissance plus profonde de i«f v nature. Lui-même, pendant les dernières années de sa vie, ^*^
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aDaltre à ses amis intimes que ses dernières études ont été rigées de l'art sur la nature, pressentant, en quelque sorte, ce 1 lyi manquait encore. U sentait que la plus haute beauté qu'il )avait en Dieu, il lui manquait de pouvoir la contempler aussi ms l'harmonie de l'univers.
^ La beauté de la nature est force active, et science active ; telle doit être
aussi la beauté de Tart.
La nature s'offre à nous d'abord sous une forme plus ou moins irère et comme voulant se dérober à nos regards. Elle est aime la beauté sérieuse et silencieuse, qui n'excite pas Tattenn par des traits frappants et ne séduit pas les yeux vulgaires, mment pouvons-nous, en quelque sorte, adoucir spirituellemt cette apparente rudesse, de manière que la force qui anime êtres physiques, étant spiritualisée, se développe en harmonie Qs noire esprit, et que toutes deux ne forment, en quelque 'te, qu'un seul objet î II faut nous élever au-dessus de la forme, ar la retrouver elle-même d'une manière intelligente, vivante, JLT la sentir véritablement. Considérez les plus belles formes de nature, que reste-t-il lorsque vous en avez retiré le principe df qui les anime? Rien que des propriétés insignifiantes, telles e l'étendue et leur rapport dans l'espace. Qu'une partie de la itière soit à côté et en dehors d^une autre, en quoi cela importe- . le moins du monde à son essence intérieure ? En rien évidemînt. Ce n'est pas la juxtaposition des éléments qui fait la 'me, mais leur disposition. Or, celle-ci ne peut être déterminée ti par une force positive qui s'oppose précisément à l'isolement B parties, qui soumette leur multiplicité à l'unité d'une idée, puis la force qui agit dans le cristal jusqu'à celle qui, comme L doux courant magnétique, dans l'organisation du corps huadn, donne aux parties de la matière une position relative et à ordre qui les rend capables de manifester l'idée, l'unité essen- »lle et la beauté.
Mais ce n'est pas seulement comme principe actif en général, 5st aussi comme esprit et comme science active, que l'essence »it nous apparaître dans la forme, si nous voulons la saisir tine manière vivante. Toute unité ne peut être que d'une nature d'une origine spirituelles. Et, d'ailleurs, à quoi tendent toutes 5 recherches sur la nature, sinon à trouver en elle-même la ^euce ? En effet, ce qui ne renfermerait en soi aucune raison
ne pourrait être un objet de la raison, ni cô gui serait dépoam de connaissance être connu. La science par laquelle agit 11 nature, sans doute, ne ressemble nullement à celle de l'hoûinié, qui a la conscience réfléchie d'elle-même. Dans la nature Yiik n*est pas difEérenle de l'action ni le but de ^exécution. Aussi 11 matière brute tend aveuglément à une forme régulière, et preoé, sans le savoir^ des formes purement ttéréométriques, mais qi appartiennent cependant au domaine dei^ idées et sont quelqni chose de spirituel dans la matière. Aux étoiles sont innées m arithmétique vivante et une géométrie sublime, qu'elles ob6e^ vent sans les connaître dans leurs mouvements. La conua»* sance vivante apparaît, plus clairement incomprise encore, il eit vrai, dans les animaux, que nous voyons accomplit*, tout slupidei et dépourvus de raison qu'ils sont, d'innombrables actions bia supérieures à eux : l'oiseau qui, ivre de musique, se surpassi lui-même dans ses^ chants harmonieux, la petite créature qui^ avec son instinct d'artiste, sans exercice ni éducation, constroil d'élégants-- ouvrages d'architecture, tous guidés par un esprit supérieur, qui déjà brille dans des éclairs d'intelligence, mail nulle part ne reluit, comme un véritable soleil, ailleurs quedi l'homme.
Cette science active est, dans la nature et Sans l'art, le li entre Tidée et la forme, entre le corps et l'âme. A chaque choi* correspond une idée éternelle qui réside dans la raison infinie. Mais comment cette idée passe-t-elle dans la réalité et prend-elfc une forme corporelle? Uniquement pai* la science créatrice, ij>l est aussi nécessairement unie à la raison luûuie que l'est d^ l'artiste l'essence qui comprend l'idée delà beauté invisible, areÉ ce qui la représente d'une manière sensible. Si cet artiste dti être félicité et célébré entre tous ceux à qui les dieux ont fait loi de ce génie créateur, l'œuvre d'art doit aussi paraître excellenH à proportion qu'elle nous montre, dans leur pureté, cette poi»' sance créatrice et cette activité de la nature comme développée dans un cercle plus étroit.
VI. — Comparaison entre l'activité créatrice de l'art et ceUe de la ntiu'^
On a déjà reconnu depuis longtemps que, dans la productiot artistique, tout ne se fait pas avec conscience ; qu'avec l'actif* consciente doit se combiner une force inconsciente, et qn^ " parfaite union, la pénétration mutuelle de ces deux priflcip^^
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inte ce qu'il y a de plus élevé dans Tart. Les œuvres auxlles manque ce cachet de la science inconsciente se reconisent à un défaut palpable : celui de manquer de la vie propre, le vie indépendante, celle de l'artiste ; tandis qu'au contraire, ù elle se manifeste, l'art communique à ses œuvres, avec la \ haute clarté pour la raison, en même temps, cette réalité misable qui les fait ressembler aux œuvres de la nature, a place de Tartiste vis-à-vis de là nature devrait être souvent liquée par cette maxime: que l'artiste, pour être tel, devait )igner d'abord de la nature et n'y retourner ensuite que nd il serait arrivé à la dernière perfection. Le vrai sens de e maxime nous paraît ne pouvoir être autre que le suivant : Dans tous les êtres de la nature, l'idée vivante ne se montre ve que d'une manière aiieugle. S'il en était de même de liste, celui-ci ne se distinguerait pas, en général, de la nature ; 1 autre cdté, s*il voulait se soumettre entièrement et avec science à la réalité, reproduire avec une fidélité serviJe ce il a sous les yeux, il pourrait bien créer des larves, mais non
œuvres d'art< Il doit donc s'éloigner du simple procédé de duction et de création naturelles, pour s'élever de lui-même à )ui8saîice créatrice ef^ s'emparer de celle*ci spirituellement. * là, il prend son essor dans la région des idées pures. U tndonne la création proprement dite, pour la ressaisir après ile détours, et retourner dans ce sens à la nature. C'est avec
esprit de la nature, qui agit dans Tintérieur des êtres, qui xprime par leurs formes extérieures comme par autant de mboles, que l'artiste sans doute doit rivaliser ; et ce n'est 'autant qu'il le saisit en l'imitant d'une manière vivante, qu'il ui-inême produit quelque chose de vrai. Car des œuvres qui issent d'un rapprochement de formes, belles du reste, seraient pendant sans aucune beauté, puisque ce qui doit donner à dovre d'art, à l'ensemble, sa beauté, ne peut plus être la forme, Û8 quelque chose qui est au-dessus de la forme, savoii* : Testée, l'élément général, en un mot, le regard, l'expression de sprit de la nature, qui doit y résider.