VII. — Est-il vrai que l'art idéalise la nature
^D voit clairement, dès lors, ce qu'il faut penser de cette ^lisatian de la nature dans l'art, comme on l'appelle, et que ^ exige si généralement. Cette exigence parait nattre d'une
manière de voir d'après laquelle le vrai, le beau, le bien, nej&^H raient être rien de ce qui est le réel et en seraient précisée ».jt]| contraire. Si le réel était, en effet, opposé à la vérité et à II beauté, Tartiste ne pourrait pas le perfectionner ou Tidéaliser ; il devrait le faire disparaître et Tanéantir, pour créer à sa pi quelque chose en dehors du vrai. Et qu*est^ce que la beauté ti elle n'est pas l'être parfait et sans défaut ? Quel but plus fleri pourrait donc avoir Tart, si ce n'est de représenter ce qui dam nature est réellement l'être ? Comment se proposera-t-il de* passer ce qu'on appelle la nature réelle, lui qui ne peut que res au-dessous d'elle ? En effet, donne-t-il en rien à ses œuvres I vie sensible et réelle ? Cette statue ne respire pas ; sous ce marbi il n'y a pas de cœur qui' batte, pas de sang qui répande la cha leur et la vie. Si vous placez au cQntraire le but de l'art dansl représentation de ce qui est véritablement rêtre,ces deux choses, cette prétendue supériorité et cette apparente infériorité, — semoa trent comme la conséquence d'un seul et même principe.