I. — La philosophie répond au besoin de se rendre compte
idre compte^ c'est une parole bien grave que je prononce! le condition, en effet, se rend-on compte 7 A cette condition imposer ce dont on veut se rendre compte, de le transfor- ^n des conceptions que l'esprit examine ensuite, et sur la i ou la fausseté desquelles il prononce. Le jour où un homme Léchi, ce jour-là la philosophie a commencé. La philosophie »as autre chose que la réflexion en grand, la réflexion avec ige des procédés qui lui sont propres, la réflexion élevée au fet à Tautorité d'une méthode. La philosophie n'est guère méthode ; il n'y a peut-être aucune vérité qui lu tienne exclusivement, mais elles lui appartiennent toutes à qu'elle seule peut en rendre compte, leur imposer l'éde l'examen et de l'analyse, et les convertir en idées, idées sont la pensée sous sa forme naturelle. Les idées it être vraies ou fausses ; on les rectifie, oo les développe : l6tifin elles ont cela de propre d'avoir un sens immédiat pour ^ée, et de n'avoir pas besoin, pour être comprises^ d'autre que d'elles-mêmes. Dans certains cas, elles peuvent avoir I d'être présentées dans un certain ordre ; mais leurs comons ne changent rien à leur nature : elles ont des degrés • ; mais, à leur plus bas comme à leur plus haut degré, ^nservent toujours leur caractère, qui est d'être la forme Ofte de la pensée, c'est-à-dire la pensée elle-même se comcit et se connaissant. Arrivée là, elle est arrivée à sa limite; rec quoi se surpasserait-elle ? Elle ne peut donc franchir la que nous venons de poser, mais elle aspire à l'atteindre, «pire à se saisir, à s'étudier sous sa forme propre : tant e n'est pas parvenue jusque-là, son développement est in- Let. La philosophie est le complet développement de la penlans doute il y a de mauvaises comme de bonnes philoso- ^ comme il y a des cultes extravagants, comme il y a des ges d'art et des États défectueux, comme il y a de mauvais 3ies industriels et de mauvais systèmes de physique. Mais dlosophie n'en est pas moins, aussi bien que la religion, l'État, l'industrie et les sciences, un besoin spécial et réel intelligence, un résultat nécessaire, non du génie de tel ou 3mme, mais du génie même de l'humanité.
IntrodKCtion à VHisioire de la philosophie^ leçon I.
474 LA PHILOSOPHIB FRANÇAISE.