‹ Extraits des grands philosophesChapitre 283 sur 331 · II. — La réflexion et la spontanéité · texte numérisé non relu

II. — La réflexion et la spontanéité

La réflexion suppose une opération préalable à laqui s'applique, puisque la réflexion est un retour. Si aucu ration antérieure n^avait eu lieu, il n'y aurait pas place à tition volontaire de cette opération, c'est-à-dire à la réfle: réflexion ne crée pas, elle constate et développe. Donc il r plus Intégralement dans la réflexion que dans Topératio précède, dans la spontanéité ; seulement la réflexion est i de l'intelligence, plus rare et plus élevé que la spontai encore à cette condition qu'elle la résume fidèlement et loppe sans la détruire. Or, selon moi, l'humanité en n: spontanée et non réfléchie, l'humanité est inspirée. L divin qui est en elle lui révèle toujours et partout toutes I tés sous une forme ou sous une autre, selon les temps et i lieux. L'âme de Thumanité est une âme poétique qui d en elle-même les secrets des êtres, et les exprime en des prophétiques qui retentissent d'âge en âge. A côté de Thi est la philosophie qui Pécoute avec attention, recueille ses les note pour ainsi dire ; et, quand le moment de Tins est passé, les présente avec respect à l'artiste admira n'avait pas la conscience de son génie et qui souvent ne r( pas son propre ouvrage.

Fragments de philosophie contemporaine, p

m. — 2 L'intelligence.

Il p'y a pas un seul fait de conscience possible sans 1 d'autre part le moi ne peut se connaître sans connaître moi ; ni l'un x\i l'autre ne peuvent être connus avec I tatiqa réciproque qui les caractérise, sans une conception moins distincte de quelque chose d'infini et d'absolu à i se rapportent. Ces trois idées du pioi pu de la personc du non-moi ou de la nature, de leur cause et de leur su absolue ou de Dieu, se tiennent étroitement et compos seul et même fait de conscience dont les éléments sont râbles. Il n'y a pas un homme qui pe porte ce fait tout avec soi dans sa conscience. De là la foi naturelle et pern du genre huTpain. Ibid.f 36.

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