EMPÉDOCLE
Empédocle, d'Afçrijrente (444), connut à la fois les doctrines des Pythagoriciens, des Ëléates et des ioniens. 11 fut célèbre comme médecia, comme magicien, comme prêtre, philosophe et poète. On lui offrit la souveraineté d Agrigente, qu'il refusa. Sa fin est mystérieuse : exilé ou volontairement retiré dans le Péloponèse, victime peut-être d'une éruption de l'Etna, peut-être enseveli dans Tabime où il se serait précipité lui-même, son tombeau fut toujours ignoré dans la Grèce. Il ne resta de lui qu'un poème sur la Nature,
Je t'annonce deux choses : tantôt tout s'élève de la pluralité à Tuoité, tantôt tout passe de l'unité à la pluralité (2).
S'il n*y avait pas d'inimitié dans les choses, tout serait un. Tout vient donc de llnimitié, excepté Dieu.
L'amour est la charité qui unit (3).... ; grâce persuasive, qui hait mortellement Tintolérabie nécessité (4).
Il n'est pas possible de voir TAmour avec les yeux.
Ou de le prendre avec les mains, ce qui est la plus grande
Voie de persuasion pour le cœur des hommes.
Une tête humaine ne sert pas d'ornement à ses membres ;
Deux branches ne s'élancent pas de ses épaules ;
Pas de pieds, pas de jumbes ;
t. Sur Zenon d'Ëlée et sur Ëmpédocle, voir les notices et les fragments contenus dans notre Histoire de la philosophie y p. 55 et p. 57. t Emp. Fragm. V, 23. Arist. Met,, p. 1000 a. 3. Clément Alex. Strom,^ V, 552.
i Pltttarq. IX, 14, 4.
Mais un esprit sacré, inefifable, existe,
Qui traverse le monde entier de ses rapides pensées (l).
m. - LES SOPHISTES. -