‹ Extraits des grands philosophesChapitre 30 sur 331 · GORGIAS · texte numérisé non relu

GORGIAS

Gorgias était Sicilien, de la ville de Léontium, ami du philosophe Empédocle. Il naquit vers 500 avant Jésus-Christ. Il vint à Athènes après la mort de Périclès (427 avant Jésus-Christ), à la tète de l'ambassade envoyée par les Léontins pour demander du secours contre Syracuse (Diod. Sic. XII, LUI ; Pausan. Vl, XVII, 8). Il éblouit les Athéniens par son éloquence. Peu après il quitta sa patrie, revint à Athènes, parcourut la Grèce, demeura longtemps en Thessalie, et s'enrichit par ses discours publics et par les leçons qu'il donnait aux jeunes gens (Platon. Hipp. maj,^ p. 282). Il se fixa enfin à Athènes, et s'y éteignit âgé de cent cinq, peut-être de cent neuf ans (Diog. Laert. VIII).

Il savait, dit Platon, « par la puissance de la parole, faire paraître grandes les petites choses et petites les grandes, donner à l'ancien un air nouveau et au nouveau un air ancien, enfin parler à son gré sur le même sujet d'une manière très-concise ou avec des développements infinis » (Phèdre, ch. Ll). Il se faisait fort de traiter telle matière que l'on voudrait et de répondre à toutes les questions. Enfin il regardait comme le plus beau privilège de l'orateur de pouvoir, par l'éloge ou le blâme, tour à tour élever et abaisser un même objet (Cic. Brut.^ c. Xll). Sa doctrine, exposée dans un livre n«/»t toO fiin ovro; >1 izepi (jpyccw;, se résumait dans les trois propositions suivantes : rien n'existe ; rien ne peut être connu ; rien ne pçut être enseigné.

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