XVIII. — Sur la déclaration des droits
La Révolution française a fait bien mieux que d'accorder à un and nombre de citoyens des droits politiques ; elle a assuré à 18 la jouissance égale de ces droits, sans lesquels il n'y a pour .omme en société ni sécurité ni dignité. Elle a établi la liberté individuelle la plus entière ; elle a coucré, non l'égalité politique, qui est une chimère et une absurbé, mais l'égalité civile, qui peut être réalisée puisqu'elle doit »tre. Sans doute elle a fait de grandes fautes, et je les ai plus une fois signalées ; mais ses fautes ont été passagères, et ses wices sont immortels.
Laissez là la constitution de 1791, et portez vos regards vers Ite admirable déclaration des droits et des devoirs de l'homme
du citoyen, la page la plus grande, la plus sainte^ la plus bien- Lsante qui ait paru dans le monde depuis TÉvangile. Est-il besoin te je vous rappelle cette déclaration, à vous, enfants comme OL de la Révolution française ? Lisez-la et relisez-la sans cesse. le contient ce qu'il y a d'impérissable dans les travaux de l'Âsnublée constituante. La constitution de 1791 a passé. La décla- Kion des droits a traversé toutes les constitutions, elle est dans
dernière comme dans la première ; c'est elle qui est destinée à i^ie le tour du monde et à renouveler les sociétés humaines.
La Philosophie sensualiste.
^roy (Théodore) naquit dans le Jura en 1796, entra à FEcole normale [U I8l4, et y fut nommé en 1817 élève répétiteur pour la philosophie. ^près la suppression de l'Ecole normale en 1822, il ouvrit dans sa Maison des cours particuliers, que suivit une jeunesse d'élite. Collabo-
rateur du journal le Globe, il y fit paraître son fiuneux article : Commua les dogmes fnissenL En 1826, il publie une traduction des EsquSssiÊ de philosophie morale de Dugald-Stewart^ en 1828 et 1836 celle des «vres de Reid. Suppléant à la faculté des lettres de Paris en 1829, flilrt nommé après 1830 maître de conférences à TEcole normale. Le
de droit naturel qu'il fit vers ce temps à la faculté des lettres ne lit publié que plus tard. Membre de l'Académie des sciences morales et politiques en 1833, il devint membre du Conseil supérieur de m» versité en 1840. 11 fut député de Tarrondissement de Pontariier depM 1831 jusqu'à 1838. Il mourut en 1842. On a encore de lui des ifoMMOS Mélanges et un Cours d'esthétique.
Psychologie.