‹ Extraits des grands philosophesChapitre 294 sur 331 · III. -^ Le repos de la volonté pendant le rêve · texte numérisé non relu

III. -^ Le repos de la volonté pendant le rêve

fil notre esprit s'abandonne ainsi pendant le sommeil, c'est qu'il

repose. C'est, en effet, là sa manière de se reposer ; il n'en a

d'autre« Ce qui le fatigue, ce n'est pas l'activité : l'activité

son essence, l'absence de l'activité ne serait pas pour lui le

,.mais la mort ; ce qui le fatigue, c'est la direction de son

vite, c'est la concentration de ses facultés sur un objet. Cette

centration n'est pas de son essence ; sa nature est de connaître

la première vue. S*il suivait son penchant naturel, il ne se

ait pas ; il ne se fixe, il ue s*applique, il ne se concentre que

e qu'il ne discerne pas du premier coup. Et s'il ne discerne

du premier coup, ce n*est pas la faute de sa nalure, c'est la

de ses organes, misérables instruments qui lui ont été im-

et qui sont comme les vitres sales de sa prison. Cette con-

tratioû qu'on appelle « attention » le fatigue, parce qu'elle est

efort étranger à son allure naturelle. C*est ainsi que nous nous

ons, lorsque nous marchons sur la pointe des pieds. Aussi

est-il doux de retourner à son allure naturelle; et il y resterait

ellement, si la nécessité ne l'en arrachait. Mais dans la con-

humaine qu'il subit, il ne peut rien que par l'attention ; il

obligé de gagner la vérité, comme toute chose, à la sueur de son

t. Il travaille donc toute la journée comme le corps ; mais

d vient la nuit, il se sent fatigué comme son compagnon, et,

iVié au repos par l'assoupissement des organes qui l'entourent,

te dépouille de sa volonté comme l'esclave de ses chaînes, et

[abandonne à sa libre nature. Quelquefois aussi il se donne congé

t le jour, et il a si bien conscience de l'identité de ces

états, qu'il appelle l'un l'état de réve^ et l'autre l'état de

IMd.

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