‹ Extraits des grands philosophesChapitre 296 sur 331 · VII. — La fin est le bien · texte numérisé non relu

VII. — La fin est le bien

S'il y a des êtres intelligents et libres au monde, évidemmeat la loi de leur liberté, c'est de concourir à la réalisation delaih universelle, d'y concourir en eux et hors d'eux autant qu'il d possible, et pourquoi cela ? C'est que s'il est évident que toutS» a une fin, il ne Test pas moins que le bien de cet être est uneto lui-même ; c'est que, s'il est évident que la création en a une, il ne l'est pas moins que le bien absolu, c'est cette fin même. C'e^ en un mot, qu'il y a aux yeux de la raison une équation pa^ faite, absolue, nécessaire, entre l'idée de fin et l'idée de bieSt équation qu'elle ne peut pas ne pas concevoir dès que le priB* cipe de finalité lui est apparu, et qui transforme toutes lesvéri* spéculatives qui sortent de ce principe en autant de vérités p* tiques ou autant de vérités morales correspondantes.

Cours de âroit naturel (1842), t. III, p. 125.

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