‹ Extraits des grands philosophesChapitre 59 sur 331 · La conscience · texte numérisé non relu

La conscience

PHILOSOPHIE OBBCQUB.

Mais ce que Thomine vertueux est yis-à-Tis de lui-môme, ilTetf à regard de son ami, puisque son ami n'est qu'un antre Ivir méme.

Autant donc chacun aime et souhaite sa propre existence, autant il souhaite l'existence de son ami, ou peu s'en faut. Mtts nous avons dit que si Ton aime Tétre, c'est parce qu'on sent que rétre qui est en nous est bon ; et ce sentiment-là est en soiptein de douceur. Il faut donc avoir aussi conscience de l'existence et de rêtre de son ami ; et cela n'est possible que si Ton vit wm lui, et si l'on échange dans cette association et paroles et pensées. C'est là véritablement ce qu'on peut appeler enti*e les hommes k vie commune ; et ce n*est pas, comme pour les animaux, d'être parqué simplement dans un même pâturage. Si donc Tétre est en soi une chose désirable pour l'homme fortuné, parce que Tétie est bon par nature et en outre agréable, il s'ensuit que l'être de notre ami est bien à peu près dans le même cas ; c'est-à-dire, que l'ami est évidemment un bien qu'on doit désirer. Or, ce qu'oa désire pour soi, il faut arriver à le posséder réellement ; ou autrement, le bonheur sur ce point serait incomplet. Donc en résumé Thomme, pour être absolument heureux, doit posséder de vertueux amis.

Aristotb. Moraie à Nicomaquej 1. IX, c. ix, xn. (Trad. Barthélémy Saint-Hilaire.)

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