‹ Extraits des grands philosophesChapitre 69 sur 331 · VII. — Il n'y a pas plusieurs principes, mais un seul · texte numérisé non relu

VII. — Il n'y a pas plusieurs principes, mais un seul

Non-seulement ceux qui reconnaissent deux principes (3) doi- VBDt admettre un autre principe supérieur, mais les partisans Idées doivent admettre, eux aussi, un principe supérieur ui Idées (4) ; car en vertu de quoi y a-t-il eu déjà, y a-t-il iQcore participation des choses avec les Idées?... U ne faut pas faire ainsi de l'essence de Tunivers une colléeion d'épisodes, car qu'importe alors à une essence qu'une autre nce existe ou n'existe pas? Les autres philosophes ont une ultitude de principes ; mais les êtres ne veulent pas être ainsi

gouvernés.

< La pluralité des chefs n'est pas bonne : qu'il n'y ait qu'un ied chef (5). »

^ 9 P}®^' principe transcendant : hypothèse théiste. fc^.L ordre immanent au monde, sans dieu supérieur ; hypothèse pan-

\' Les dualistes, comme Anaxagore, Empédocle, etc. J- Les Platoniciens. -^ > r

a. Vers d*Homère.

YIII. " La vie selon la pensée est la vie éternelle.

Les vertus pratiques poursuivent une fin supérieure à elles, e ne sont point par elles-mêmes vertus. L'action de la pensée, ai contraire..., étant spéculative, ne poursuit aucune fin au dd d'elle-même, et elle a en elle un plaisir propre ; plaisir qui, à m tour, augmente l'action de la pensée. Le caractère absolu, désin téresséy infatigable, dans la mesure que l'homme comporte, ( tous les autres caractères attribués à la béatitude, voilà ce quii montre dans cette action de la pensée. Ce serait là le bonhii parfait de Thomme, en y ajoutant toutefois une durée parfaite i la vie, car rien de ce qui est imparfait ne peut être attribué I bonheur. Mais une telle vie serait supérieure à la condition 4 l'homme ; car ce n'est pas en tant qu'homme qu'il vivra mais en tant que quelque chose de divin se trouve en lui. Si c'est chose divine que la pensée, relativement à l'homme, mémo la vie selon la pensée est divine, relativement à la vie maine. Mais il ne faut pas, comme le proverbe le répète, n'ai étant homme, que des pensées humaines, et mortel, que dj pensées mortelles ; il faut, autant qu'il est en nous, atteindj l'immortalité. [Morale à Nicomaqus^ X, vu.)

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