‹ Extraits des grands philosophesChapitre 9 sur 331 · IV. - PHILOSOPHIE DE LA PERSE. - ZOROASTRE · texte numérisé non relu

IV. - PHILOSOPHIE DE LA PERSE. - ZOROASTRE

Les uns font naître Zoroa^re plusieurs milliers d'années avant le siège de Troie, les autres du temps de Ninus, d'autres du temps d'Hystaspe. Il vécut probablement vers le vil® ou viil® siècle avant Jésus-Christ. Selon les uns, il serait mort au sac de Balkh, et selon d'autres sur le mont AU bordj, où il se serait retiré dans un âge très-avancé. Zoroastre fut Fauteur des Naçkas, et des principes religieux qu'ils contiennent. Ces poèmes étaient écrits dans une langue qui ne se parle plus, le zend. On sait que ridée fondamentale qu'ils renferment est le dualisme des deux principes, le bien ou la lumière, OrmuZy et le mal ou les ténèbres, Ahriman. La lutte des deux principes doit se terminer par la défaite définitive d'Ahriman et des démons ou dévas. Il y a des hommes purs, ceux qui font le bien, et des hommes impurs, ceux qui font le mal. Zoroastre distingue également les animaux oui se rapportent à Ormuz et ceux qui se rapportent à Ahriman: il est du aevoir de l'homme de faire à ces derniers la guerre. Cette obligation de tuer certains animaux constitue une opposition remarquable entre la religion de Zoroastre et la religion brahmanique. Le feu, dans le mazdéisme, était le symbole de la divinité. — V. Anquetil-Duperron. Vie de Zoroastre (traduction du Zend-Avesta).

0 toi qui es donné en ce monde, donné contre les dévas, Zoroastre, pur, maître de pureté, si je t'ai blessé soit en pensées, soit en paroles, soit en actions, que ce soit volontairement ou involontairement, j'adresse de nouveau cette louange en ton honneur ; oui, je t'invoque, si j'ai failli devant toi dans ce sacrifice et cette invocation. G vous tous, maîtres très-grands, purs, maîtres de pureté, si je vous ai blessés, soit en pensées, soit en paroles, soit en actions, que ce soit volontairement ou involontairement, j'adresse de nouveau cette louange en votre honneur (1).

Honneur à Hom, qui fait que le génie du pauvre est égal en grandeur au génie du riche. Honneur à Hom qui fait que le sens du pauvre est égal en grandeur à celui du riche (2) I

Toutes les fois que l'homme pur agit avec droiture, il donne l'abondance au monde.

Celui qui cultive les fniits de la terre cultive aussi la pureté ; il encourage, il étend la loi des Mazdéens.

Vous établissez roi, 6 Ormuz, celui qui soulage et nourrit 1& pauvre (3).

1. Trad. d'Eug. Burnouf. Comm. sur l'Iaçna. eh. i, p. 583. Paris, 1863. 1. 1.

^- laçna, X, 35, 36.

'^açna, Introd. et xil.

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