‹ GastronomieChapitre 55 sur 132 · I NS PE IN D UE · texte numérisé non relu

I NS PE IN D UE

— Parbleu ! c'est bien malin, répliqua le prince ! quand on à des vins comme ceux-là !

Ainsi commence un riant petit livre, intitulé : Vins à la mode, par M. Albert de la Fizelière, un aimable homme, dont l’érudition a le bouquet léger et spirituel du meilleur médoc. |

C’est une histoire pétillante de la vigne depuis . Noë, — et même avant Noé. On y apprend que cet arbre fut toujours en grand honneur par le monde, à ce point que chez les anciens le sarment était considéré comme un bois noble, et que l’homme qui avait été frappé d’une canne taillée dans un cep n’encourait aucune infamie.

Excusez !

D'après M. de la Fizelière, la vigne aurait été introduite dans les Gaules, l’an 380 avant Jésus- Christ, par un marchand du nom d’Élicotius.

« Cet homme, revenant de Rome, où il avait séjourné, traversait les Alpes avec un chargement considérable de vins, de figues, de raisins, d’olives, etc. Il entra dans une bourgade un jour de grande fête, tandis que le peuple était rassemblé ; il étala sa marchandise, et les Gaulois goûtèrent le vin. Ce fut un succès d'enthousiasme. »

Autant cette légende qu’une autre! Va donc pour Élicotius !

Henri IV ne pouvait être oublié dans un tel ouvrage, lui qui prenait pompeusement la qualification de « roi de Gonesse et d’Aï, » c’est-à-dire, roi du bon pain et du bon vin.

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