‹ GastronomieChapitre 8 sur 132 · LE COCHON · texte numérisé non relu

LE COCHON

Car tout est bon en toi : chair, graisse, muscle, tripe! On t'aime galantine, on t'adore boudin.

Ton pied, dont une sainte a consacré le type !, Empruntant son arome au sol périgourdin,

Eüût reconcilié Socrate avec Xanthippe.

Ton filet, qu'embellit le cornichon badin, Forme le déjeuner de l’humble citadin ; Et tu passes avant l’oie au frère Philippe.

Mérites précieux et de tous reconnus!

Morceaux marqués d'avance, innombrables, charnus ! Philosophe indolent, qui mange et que l’on mange!

Comme, dans notre orgueil, nous sommes bien venus A vouloir, n'est-ce pas, te reprocher ta fange ? Adorable cochon! animal roi! — cher angel!

1 Sainte-Ménehould.

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