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Elles étaient en fer, quelquefois aussi en argent

Temps modernes. — Au xviu‘ siècle, il y eut dans beaucoup d'habitations, surtout dans les maisons bourgeoises et les hôtels, une pièce spéciale affectée aux repas ; mais dans la plupart des châteaux princiers et des maisons seigneuriales on continua à servir les repas dans une pièce quelconque. Louis XIV et Louis XV se faisaient servir dans leur cabinet ; on ne dressait la table dans leur antichambre ou dans celle de la reine que pendant la saison chaude.

Le sol des habitations était couvert de nattes, en paille colorée et tressée, extrêmement élégantes et très décoratives; puis vinrent les tapis de cuir gaufré, en été, de laine, en hiver. Au xvu:‘ siècle, les murs des maisons riches étaient revêtus de natles multicolores ou de cuir peint et doré : plus lard, il y eut des tapisseries de soie, des verdures de Flandre et des tapisseries de haute lice. Sous Louis XIV, la décoration murale changea; ce furent des ornements appliqués directement sur les murs: moulures, corniches, trumeaux, pâtisseries décoratives, etc. Sous Louis XV, on vit des lambris de menuiserie blanche et dorée, des petits panneaux de tapisseries, des cartouches, des médaillons artistiques, peints à l'huile, et des glaces partout.

Dans les intérieurs bourgeois, les salles à manger, lorsqu'elles existaient, étaient meublées très simplement, les murs recouverts de natles. Quand la mode des nattes passa, ils furent peints à l'huile ou blanchis à la chaux; plus tard, on les recouvrit de papiers peints.

Le chauffage était assuré au moyen de feux de bois brûlant dans les cheminées, de dimensions plus restreintes qu'au siècle précédent et ressemblant beaucoup au type des cheminées actuelles, et par des poêles en terre vernissée plus variés de formes et plus artistiques que les premiers connus.

L'éclairage était fait à l'aide de chandeliers et de flambeaux de table, d'appliques, de girandoles, de lustres, et aussi au moyen de flambeaux et de torches, en cuivre, en bronze, en cristal, en argent, en vermeil, tenus par des domestiques. Les seigneurs conservèrent longtemps cette dernière façon de s’éclairer dans les grands diners: cela leur permettait de faire voir qu'ils avaient une domesticité nombreuse et satisfaisait leur orgueil et leur amour de l’ostentation.

Le peuple se servait de chandelles et de l'antique lampe à huile.

Le mobilier était représenté par des tables rondes ou ovales sculptées, des tables à rallonges, des tables avec abatlants à charnières dites « tables à l'anglaise », en acajou. Elles étaient recouvertes de tapis de parade ou d'étofles surchargées de broderies, qu'on enlevait pour dresser la table.

Il y avait encore des tables et des meubles en marqueterie de bois, d'autres recouvertes de tablettes de marbre portées par des pieds sculptés et dorés : des tables à transformation dites «tables machinées » : des tables volantes sortant

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