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DES HONTE

Punch au rhum ou au kirsch.

Pour douze personnes prenez è

790 grammes de rhum ou de kirsch, Doo grammes de sucre, 1 litre d’ infusion de thé noir, très chaude.

Réunissez le tout, faites flamber, versez dans des verres :

mettez dans chacun une

tranche de citron épépiné, si c’est un punch au rhum, el servez chaud.

Punch au lait.

Pour douze personnes prenez :

200 grammes de sucre,

grammes de rhum,

290 grammes de cognac, 1 litre de lait,

vanille où cannelle.

Faites bouillir le lait avec le sucre, de la vanille ou de la cannelle.

Flambez le rhum et le cognac réunis. Versez-les ensuite dans le lait et servez

chaud.

Punch marquise.

Pour douze personnes prenez :

290 grammes de cognac, 250 grammes de sucre, 1 litre de vin de Sauternes, 3 citrons, 1 clou de girofle.

Mettez dans une casserole le vin, le sucre, du zeste de citron et le clou de girofle, Chauflez jusqu à ce que le vin se couvre d'une fine mousse blanche ; passez-le.

Chauflez le cognac, mettez-le dans un bol à punch, ajoutez le vin et faites flamber le tout jusqu'à extinction.

Servez chaud avec une tranche de citron dans chaque verre.

Punch truffe.

Pour six à huit personnes prenez :

390 grammes de fine champagne, 300 grammes de vieux rhum, 20 grammes de sucre, 120 grammes de vin de Malaga, 1 belle truffe noire du Périgord, 1 citron, 1/4 noix muscade,

Mettez dans un bol à punch la fine champagne, la muscade et le sucre, faites flamber, mélangez bien. Lorsque le sucre sera dissous, ajoutez le rhum et le jus du citron ; activez la flamme. En même temps, faites cuire la truffe dans le malaga, relirez-la, puis ajoutez le malaga au mélange rhum et fine champagne.

Coupez la truffe en tranches minces, mettez une tranche dans chaque verre de punch et servez chaud.

Punch à l'anglaise.

Pour douze personnes prenez :

1000 grammes d’ infusion de thé noir, très chaude, 300 grammes de sirop de sucre à 30°, 150 grammes de rhum de la Jamaïque, 150 grammes d' eau-de-vie à 80°, 4 clous de girofle, 2 oranges, zeste de citron, au goût.

Mettez dans un poêlon le rhum, l'eau-de-vie, le sirop, les clous de girofle, du zeste de citron ; chauffez; ajoutez ensuite l'infusion de thé ; faites flamber. Servez en mettant dans chaque verre une tranche d'orange épépinée.

Grogs.

Les grogs sont des boissons alcoolisées, sucrées, aromatisées avec du citron.

On les sert chaudes ou froides.

Grog ordinaire.

Pour douze personnes prenez

790 grammes de fine champagne, cognac, rhum, kirsch, whisky ou gin, au goût, 2 litres d’ eau chaude ou froide, :

3 citrons, sirop de sucre à 30°.

Versez dans chaque verre un douzième du spiritueux choisi, ajoutez du sirop de sucre au goût, de l’eau bouillante ou de l’eau froide, une tranche de citron sans

pépins et servez.

Grog américain.

Pour douze personnes prenez «

300 grammes de sirop de sucre à 30°, o grammes de macis, 1 litre d’ eau-de-vie à 8o°, clous de girofle, 2 zestes d’oranges bigarrades, cannelle.

GS

Mettez le macis, les clous de girofle, les zestes d'oranges et de la cannelle, au goût, dans l'eau-de-vie ; laissez en contact pendant quinze jours. Passez au travers d’un chinois fin ou d'une double mousseline, ajoutez le sirop

de sucre, mélangez. Réservez.

Pour servir, étendez la préparation avec un litre d'eau bouillante et servez très

chaud.

Grog américain.

Autre formule).

Pour douze personnes prenez :

250 grammes de rhum vieux,

»5o grammes de bon cognac, bo grammes de sirop de sucre, 250 grammes d’ infusion concentrée de thé noir, go grammes de curaçao rouge, 3 citrons.

Mélangez bien le tout, moins les citrons.

Au moment de servir, chauflez le mélange, étendez-le avec un même volume d'eau bouillante. Versez dans des verres, garnissez chaque verre avec une tranche de citron épépiné et servez très chaud.

Grog indien.

Le grog indien est une variante du grog américain, aromatisée avec de la vanille et relevée avec du piment.

Traitement de l'obésité des gourmands

OS, DE > Co MAN Jo So ge e ty ht.

Trailement de l'obésité des gourmands

L'obésité est l'état du corps humain dans lequel la proportion de graisse des différents organes se trouve en excès notable sur la moyenne normale.

On a beaucoup écrit sur la question et, comme il arrive souvent en pareil cas, on a émis les opinions les plus contradictoires.

Ce qui paraît incontestable, c'est l'existence de plusieurs variétés d’obésité, suivant les causes qui les produisent.

Bien souvent, le mal est le résultat d'un vice de nutrition. Cependant, on voit fréquemment des gens, paraissant jouir d'un excellent estomac et d'intestins en parfait état, dont toutes les fonctions semblent s’accomplir à merveille, qui, mangeant trop, deviennent obèses, à l'exemple des bêtes primées dans les concours d'animaux gras.

C'est exclusivement de cette variété d'obésité, obésité des gourmands, dont je m'occuperai ici.

Etudions d'abord la marche des phénomènes.

Les candidats à l'obésité, souvent très maigres dans leur jeune âge, engraissent généralement tôt, mais 1ls peuvent ne pas se faire remarquer par des proportions anormales avant l’âge de 25 ou 30 ans ; pourtant, il est bien rare qu'ils n'aient pas manifesté leur tendance à l'engraissement avant la trentaine. Ils commencent

1. Ma méthode, mentionnée dans un certain nombre de journaux médicaux, à été reproduite in emtenso dans la « Tribune Médicale ». Elle figure dans les traités classiques : « Précis de Thérapeutique » du prolesseur Vaquez, paru dans la Bibliothèque Gilbert et Fournier, chez J.-B. Baillière; « La Pratique Thérapeutique » des docteurs Courtois-Suffit et Trémolières, parue chez Don. Le professeur Marcel Labbé en a parlé au dernier Congrès de Physiothérapie de 1910. De nombreux médecins et non des moindres la pres-

crivent couramment.

par devenir d'abord simplement grassouillets, la graisse se développant, au début, surtout dans les tissus sous-cutanés ; comme ils sont encore jeunes et que tout va bien à la jeunesse, cela ne leur messied pas trop ; ils font presque envie. Plus tard, ils s'épaississent et ils deviennent lourds; la graisse se loge autour de tous les viscères et elle envahit les enveloppes de la cavité abdominale ; alors les premiers symptômes inquiétants apparaissent.

Les gens gras soufflent et transpirent au moindre effort; ils s'enrhument avec la plus grande facilité; ils perdent progressivement de leur activité, la marche leur devient pénible et même odieuse : ils dorment après leurs repas el ils finissent par ne plus avoir la moindre énergie. Cependant, ils conservent encore, au moins en partie, leurs facultés intellectuelles et leur humeur enjouée. Ils produisent, sans rien faire pour cela, un effet comique irrésistible : ils font rire. Ils se laissent aller de plus en plus à leur péché mignon et la graisse s'infiltre dans les cellules mêmes de leurs tissus. De gras qu'ils étaient, ils se transforment en véritables obèses ; leur circulation se fait de plus en plus mal, leurs facultés intellectuelles s'émoussent notablement, ils perdent leur bonne humeur, ils deviennent impotents, infirmes et ils n’inspirent plus que la pitié.

Un de mes meilleurs amis, âgé de 51 ans, mesurant 1",80 à la toise, ayant toujours joui d'une bonne santé, d'un excellent estomac et d'un appétit à la hauteur de son estomac, s'était laissé aller. tout jeune, à la gourmandise. Du poids de 80 kilogrammes qu'il avait à 18 ans, il était passé à 120 kilogrammes à 27 ans, et à 49 ans il avait acquis, tout nu, le poids formidable de 150 kilogrammes, avec 1,48 de tour de ceinture. C'était un type d’obèse gros mangeur.

À plusieurs reprises, dans le courant ‘de sa vie, il avait essayé de réagir contre cet état ; 1l avait consulté des maîtres, il avait même suivi leurs conseils, mais, malgré out, son poids n'avait jamais diminué d’une façon notable et durable.

L'un de ses consullants, savant grave à lunettes, après l'avoir soigneusement examiné et palpé des pieds à la tête, lui déclara d’abord qu'il le considérait comme un dilaté et un accéléré, ce qui, paraît-il, expliquait tout: puis, après avoir étudié la composition de ses urines, il pencha pour le classer plutôt parmi les rétrécis et les ralentis, ce qui, da reste, devait également jeter la lumière sur les phénomènes observés.

En fin de compte, il lui fit, sans rire, l'ordonnance suivante :

a) On favorisera les mutations nutritives par des modificateurs généraux.

b) On prendra tous les matins, à jeun, un verre d’eau de Crlsbed chauflée à 37° C. au bain-marie (on fera également chauffer le verre).

Un autre l'envoya dans une station thermale, où à force de purgalions, de massages, d'exercices, de marches forcées en terrain accidenté et au soleil, sans boire ni manger, il arriva à perdre quelques kilogrammes qu'il rattrapa bien vile, du resle, dès son retour à Paris.

Un essai loyal de régime sec lui valut un bel accès de goutte.

Il prit des pilules dites fondantes, essaya la médication thyroïdienne et la médication iodurée qui heureusement ne lui firent pas de mal, mais n’eurent aucune action sur son obésité.

Il était tout à fait découragé, lorsqu'il eut l’idée de me demander conseil.

J'avais fort heureusement et depuis longtemps médité sur la question; aussi je pus, en me donnant des airs de savant, lui faire ex abrupto le petit discours suivant.

Il paraît à peu près établi d'une façon expérimentale qu'un homme de carrure moyenne, ayant 1",75 à la toise et pesant 75 kilogrammes, consomme par Jour, au repos, pour le travail de son cœur, ses échanges gazeux respiratoires, etc., 2 200 calories ; on peut en déduire plus ou moins exactement le nombre correspondant de calories pour un homme d’une taille et d’un poids donnés.

De plus, on connaît la composition de la chair musculaire et celle des différents aliments ; on connaît aussi plus ou moins les équivalents caloriques de la plupart d'entre eux : dans ces conditions, il est facile de constituer un régime alimentaire ayantune composition moyenne élémentaire analogue à celle de la ration d'entretien ‘ et dont l'intégralité représente un nombre de calories inférieur au nombre de calories nécessaires.

IL y aurait ainsi dans la balance un déficit de calories que l'organisme serait obligé de prendre sur lui-même.

Il est bien certain, comme l’a écrit spirituellement un médecin, en faisant la critique de certains régimes prescrits contre l'obésité, que si l'on pouvait se contenter le matin d’un verre d’eau avec rien et le soir du même régime sec, on maigrirait. Succi et Merlatti l'ont démontré péremptoirement, mais ils ont montré en même temps l’absurdité du système.

Tout régime excessif manque son but, la fatigue exagérée épuise, les exercices violents augmentent les sensations de faim et de soif, ce qu'il importe d'éviter. Il convient donc d'adopter un régime modéré, basé sur des données scientifiques, les unes théoriques, les autres expérimentales, et combiné de façon qu'on puisse le suivre sans dégoût et sans trop de peine.

Le corps humain est loin d'être une cornue inerte et, dans l'équation alimenlaire, nous ne connaissons à peu près que le premier terme et le dernier, comprenant l’un la composition chimique centésimale des produits ingérés, l'autre celle des excreta. L'expérience, en contradiction sur ce point avec la théorie, montre que les farineux en général et, en particulier, le pain favorisent l'engraissement beaucoup plus que ne devrait le faire craindre la quantité correspondante de calories absorbées.

1. 72 pour 100 d’hydrates de carbone, 18,50 pour 100 d’albumine, 9,50 pour 100 de graisse.

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