Courbes de niveau
1". — L)n appelle coiirhc de nivcnii, sur le terrain, l'intersection du terrain par un plan horizontal. Ciiaque plan horizontal détermine une courbe (|ui est caractérisée par sa cote, distance r, du plan qui la produit au plan horizontal de référence : la courbe de niveau est le lieu des points de même cote.
On trace sur les cartes les images des courbes du faisceau dont les distances sont les multi[)les d'une certaine (luantllé E qui est Véquidislance réelle (fig. 1(>7).
Analytiquement, les courbes de niveau constituent un faisceau :
on trace les courbes du faisceau qui corresjlondent à ï;^E, 2E, 3E, ... «E. Par définition, la pente p est le quotient de la différence de hauteur entre deux points A etB, par le chemin horizontal H correspondant, chemin représenté sur la carte par une longueur // = H:M. Quand on passe du point A d'une courbe de niveau, au point B de la courbe voisine, on monte ou on descend de E mètres. Pour un chemin rectiligne dont la projection horizontale est de H mètres, la pente /> est: ^^tg^^E:H.
a est l'angle que fait le chemin avec l'horizon. 2°. — On appelle équidistance graphique e, le produit de l'équidistance réelle E par l'échelle i : M :
Sur la carte la longueur réelle horizontale est représentée par la longueur //^H:M. D'où la relation :
La pente est donc le quotient de l'équidistance graphique (en mil-
limètres) par la distance // des points A et B sur la carte, distance également évaluée en millimètres.
Généralement on prend c=l mm.: cela signifie qu'aux échelles
COySTRVCTION UES CARTES 2'.I5
M=1.()()U, 2.000, 10.000, ..., les équidislances réelles sont K — 1, 2, 10, ... iiu'lrcs. Dans le cas oii c est inférieur au niillinièlrc pays quasi plainier), on marque en Irails plus loris les courbes do niveau dites nitii'/rrssrs (|ui correspondent à l'équidistance graplii(|ue de 1 mm. Ainsi pour l'équidislance normale c=l mm. et pour la carte au 1 : .")0.000, rc(|uidislance réelle est ."jO mètres. Pour (' = 0,2 mm., l'équidistance réelle devient 10 mètres, le nombre de courbes tracées est cinq lois plus grand : on trace alors en trait plus Tort une courbe sur cinq.
Les équidistances graphiques usuelles sont autant que possible :
c = l mm. (pays accidentés) E = Mx0,00i mètres;
e = 0"'°',.T (pays ondulés) E=:Mx.0,0005 mètres;
(■ = 0°'°',25 (pays plats) E = M X 0,00025 mètres.
Pour la carte à l : 80.000, on a dans les trois cas :
E = 80 mètres, E = 40 mètres, E = 20 mètres.