Résultat des expériences
l". — Ce qui précède n'est pas fort encourageant. Pourtant les physiciens se sont obstinés : observant loin de la mer (elle complique jiar son attraction et par son poids variable qui fait périodiquement fléchir le sol), se mettant autant que possihle à l'abri des variations de température en opérant au fond de i)uits assez profonds, utilisant plusieurs pendules horizontaux différemment orientés, ils croient avoir mesuré l'action luni-solaire.
Elle est plus petite qu'elle ne devrait.
A c|uoi faut-il attribuer la divergence?
Au Si 228 nous calculons la déviation que subirait le pentiule par rapport au sol supposé rif;ide. Mais si le sol se déforme sous l'action des forces luni-solaires, la verticale pourra changer sans que nous nous en apercevions, puisque nos repères se déplacent.
Plus généralement les changements ap|)arents de la verticale sont réduits dans un certain rapport; nous n'observons ([u'une frac.lion de la déviation calculée, fraction' égale à 1 dans l'hyjjothèse d'un sol rigide, égale à zéro dans l'Iiypothèse d'un sol obéissant complètement aux forces luni-solaires, .sol de rigidité nulle. Il est
krCDE EXI'É/UMEyTAI.Ë DE I.A GliAVITÉ ET DE LA l'ESANTEili 3'.1
( l;iir (|u"iin observateur déleriuiiianl la direction d'un fil à ploiiil) par l'apport à la surface des eaux tran(|uilles, la trouvera constante, (pielle <|ue soit la déviation pt'riodi(|ue de la verticale : la surface qui lui sert de repère, se déplace précisément de luaniére à rester normale à la droite qu'il veut repérer.
En définitive, si la Terre est élastique cl déformajjle, on observe la différence entre les déplacements de la verticale et les déplacements de la normale à la surface du sol, que nous apprendrons à calculer sous le nom de nictrccs de l'ccorce terrestre.
Pour préciser, la déviation tie la verticale ilevanl être 0'',00'J2, on n'a trouvé que 0",00G2.
Ces recherches n'en sont d'ailleurs qu'à la période de tâtonnement-
Soit Xf l'aplatissement supplémentaire de l'écorce terrestre sous l'action des forces luni-solaires; la variation que la normale à la surface éprouve de ce chef est :
£'=acSin2i; : est l'angle que fait la verticale avec la direction de l'astre troublant. L'angle £' doit se défalquer de la déviation précédemment calculée (>i 228}.
S'il y a plusieurs astres perturbateurs, nous superposons purement et simplement les déformations, ce que légitime leur petitesse.
?". — II vaut la peine d'insister sur les circonstances qui rendent les résultats généraux peu contestables, malgré qu'.à la profondeur de "lO mètres au-dessous du sol, l'amplitude des effets thermiques soit beaucoup plus grande que l'effet luni-solaire à mesurer.
La période de l'elfet lunaire n'est pas égale à la période de l'effet solaire : 20 jours lunaires valent 30 jours solaires. D'où résulte que les inégalités périodiques qui dépendent du temps solaire (effet thermique et attraction , disparaissent dans les moyennes, si nous groupons tes obsenritions d'après le temps lunaire.
L'attraction solaire a une période semi- diurne et une intensité quasi indépendante de l'époque de l'année. L'effet thermique estdiurne, et, circonstance importante, son amplitude varie d'un mois à l'autre. En groupant les observations par mois solaires, on arrive à mettre en évidence la marée solaire. Le résultat est le même que pour la Lune : l'amplitude réelle est réduite aux deux tiers par rapport à l'amplitude calculée.
Étude' de la pesanteur.