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Expériences avec la balance du second type

L'expérience consiste à déterminer les variations d'azimut 0 de la barre par rapport à la cage.

Posons :

2 4-^ V 0>/^ Dx'- J^^' 4 J^ DxDi/ ~ ^'

■: 0!jOz~ ' -; ■dxOz~~

Pour deux azimuts quelconques de la barre, nous avons : ■ fj, — f), = A (sin23:s, — sin22,)-t-B (cos2a, — cos2a,) + a (sin a, — sin a,) + b (cos 2, — cos a,). En faisant l'observation dans cinq azimuts différents, nous posons quatre équations cjui fournissent les quantités A, B, h, a.

On mesure la durée d'oscillation T„; on détermine d'autre part la torsion produite par l'attraction de masses connues agissant sur la masse inférieure.

En définitive on mesure directement les quantités :

Ël^.^ ^''^^' i!!^ ^^ djf ?.i°-' dydx' Dj/Oz' OxDz-

La dérivée 0-W : Dz- est fournie par l'expérience de Jollj'

frilDE K.XI'jiHlMENJALE DE LA CIIAVIIÊ ET UE LA l'ESANTEl II 3J7

244. Description des appareils. Intérêt des expériences. /". — N'uici quelques ilt-lails sur les a|)p;ireils utiliscis.

La hdIdiHC est forinée (par exoiuplc) tl'uu liihe tle lailoii do 'lO cm. de longueur, chargé de deux cylindres de platine pesant 30 grammes chacun. Le fil de suspension, long île GO cm., est en platine. Son diamètre est de 'lO •;.; sa limite de charge est de 12.") grammes environ. La durée d'oscillation est de 700 secondes.

Les azimuts relatifs 0 sont déterminés par deux miroirs, l'un fixé sur la barre, l'autre sur la cage.

La cage est constituée par ileux enceintes en tôle de laiton de 2 à 4 mm. d'épaisseur; leur distance est d'un centimètre. Cette enveloppe à douide paroi protège bien contre les variations de température, les rayonnements et les actions électriques.

Les torsions 0 sont de l'ordre de la minute, les variations de la période sont de l'ordre de quelques secondes.

2". — En elles-mêmes les expériences d'Eôtvos sont curieuses et méritaient d'être tentées. Mais à quoi bon cacher que leur intérêt geodésiqitc est exactement nul, aussi nul que l'intérêt île la Topographie poussée dans son extrême détail ? Tout le monde accorde que pour construire un édifice sur un terrain varie, il est nécessaire de le reconnaître dans son détail : vous ne croirez cependant pas, ce faisant, avancer la Géodésie !

D'autant que la difficulté /cc/uiique de l'expérience est quasiment insurmontable. Si vous en doutez, suspendez librement un fil métallique dans votre laboratoire, avec toutes les précautions que vous voudrez pour éviter les variations de température; étudiez les variations du zéro par la méthode de Poggendorff. Quand votre fil a pris une position à peu prés déterminée d'équilibre, modifiez tant soit peu la température : vous me direz ensuite des nouvelles de la variation du zéro. Dans un seul cas, elle est pratiquement annulable : c'est quand le fil est parfaitement recuit. Construisez donc, pour voir, un appareil Iransportable avec un fil parfaitement recuit! On peut, il est vrai, m'objecter cette « tarte à la crème » le fil de quartz. 11 a bon dos!

Conséquemment, à quoi bon mesurer les déplacements angulaires par des méthodes optiques ultrasensibles, si vous ne pouvez pas certifier que le zéro du fil (azimut relatif des extrémités pour le couple de torsion nul) est invariable ou calculable?

Et tout ce travail pour aboutir à déterminer l'irrégularité locale de la peau d'une orange vue avec un grossissement d'un milliard !

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