Marégraphes, médimarémètres : construction
1°. M\UÉGRA1'HE.
L'n puits communique avec la mer par un tuyau, assez long et assez étroit pour amortir les oscillations de courtes périodes [^houle, clapotis, vagues causées par le passage d'un navire). Par l'intermédiaire d'un tll métallique AB, un flotteur agit sur une poulie P que ramène un contrepoids G. La poulie P entraîne une crémaillère horizontale EF qui porte un style S : d'où inscription d'une courbe des niveaux sur le cylindre enregistreur G qu'actionne un mouvement d'horlogerie (non représenté).
Un détail de construction vaut la peine d'insister. Dans l'observatoire marégraphique de Marseille, le fil AB est long d'une dizaine de mètres : d'où la nécessité de compenser les variations de longueur dues aux variations de température. On y parvient à l'aide d'un second fil métallique, fixé à son extrémité inférieure et agis-
GÉOGRAPHIE MA THÉMATIQUE
sant sur le levier d'axe A qui porte la poulie// L'allongement du fil AB fait tourner la poulie P dans le sens de la flèche, tandis (|ue l'allongement du fil compensateur abaisse la poulie y/ et fait tourner la poulie P en un sens inverse de la fièche.
On obtient la compensation en déplaçant le point d'attache L.
riç. 210.
2". — Marégraphe totaliseur.
Prenons une origine sur une règle verticale invariablement fixée sur une roche constamment baignée par la mer. On appelle niveau moyen de la mer l'ordonnée Z définie par l'intégrale :