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SURFACES Di: N/t'EAf. N IVELLEMENT 373
T est un temps tri'S graïul, de l'ordre de l'anm-e; z est le niveau à cha(|iie instant. Dire ((ii'il existe un niveau moyen, c'est dire que Z conserve la même valeur (juel que soit T, pourvu qu'il soit grand.
Le problème se pose de savoir s'il existe un niveau moyen.
Pour le déterminer, il faut tl'abord éliminer les oscillations de courtes périodes, ce que nous savons l'aire. Supposons tracé le graphi(|ue 3 =/"(/) des hauteurs : le niveau moyen s'en déduit par la mesure des aires au planimètre, comme il résulte de la définition même. Portons le temps en abscisses; à partir d'une horizontale Zo quelconque, mesurons l'aire limitée par la courbe : le niveau moyen est l'horizontale Z, telle ([ue le rectangle (Z, — Z„)T ait précisément l'aire trouvée au planimètre.
On peut faire cette intégration automatiquement : la figure 210 représente schématiquement le dispositif.
A la crémaillère est attaché un fil FQ (nous le supposerons sans torsion) qui supporte l'axe QR sur lequel est monté le galet K.
Ce galet s'appuie sur le disque D entraîné par le mouvement d'horlogerie. Il tourne donc pendant le temps dt d'un angle proj)orlionnel à zdt. 11 suffit de déterminer le nombre de tours qu'il fait dans le temps T pour connaître le niveau moyen :
ZT= / zdt.
Bien entendu le fil FQ ne supporte pas directement l'axe QR; il déplace un chariot sur lequel sont montés le galet et les organes qui comptent ses tours. On étalonne l'appareil par une expérience préliminaire dans laquelle on impose au flotteur deux hauteurs fixes connues.
5°. • — MÉDIMARÉMÈTRES.
Pour ingénieux que soit cet appareil, il coûte cher. Pour déterminer le niveau moyen, on préfère employer le médimarémètre dont la figure 209 montre le schème. C'est un tube vertical dont le fond est une plaque de porcelaine dégourdie. Il est scellé le long d'un quai, de manière que le fond soit au-dessous du niveau des plus basses mers.
Pour mesurer le niveau de l'eau, on utilise une sonde divisée sur laquelle on fixe latéralement avec des bagues métalliques une bande de papier sensibilisée au sulfate de fer et à la noix de galle. On descend la sonde dans le tube jusqu'à ce qu'elle bute contre le rétrécissement R. On la remonte après quelques secondes : la partie mouillée du papier est devenue noire et indique la cote du niveau.
La surface poreuse est réglée de manière que la marée semidiurne soit réduite à une oscillation insignifiante.
On mesure le niveau tous les jours; on construit un graphique avec les hauteurs obtenues; au bout de quelques mois, on le traite comme nous avons dit ci-dessus, ce qui détermine le niveau moyen pour cet intervalle de temps.
374 GÉOGRArUIE MATHÉMATIQUE
L'avantage tlii dispositif .est d'être peu coûteux et de déduire le niveau moyen de hauteurs ])eu dillerentes, puisque les oscillations tie marées sont quasiment éliminées.