‹ Géométrie de direction. Application des coordonnées polyédriques. Propriété de dix points de l'ellipsoïde, de neuf points d'une courbe gauche du quatrième ordre, de huit points d'une cubique gaucheChapitre 14 sur 183 · Soient d’abord · texte numérisé non relu

Soient d’abord

les plans des faces du tétraèdre de référence,

la surface donnée; et

les équations respectivement homogènes d’une courbe passant par le point que l'on considère, et située tout entière sur la surface. Une corde variable, menée de ce point (a, b , c, d) à un point voisin (a -|- à a, b à b, . . .) pris sur la même courbe, peut être représentée d’une infinité de manières par un système d’équations telles que

(2) («A + nB + /)C + yD = o, uA-t-vB-f- oC -+- y I) = o,

dont les huit paramètres seront seulement assujettis aux quatre conditions

ma -+- nb -4- pc -t- qd o, fia 4- -t- ne + yd o,

mSa~\- nSb -f pSc + qSd- o; pSa + vS b -\-rsSc + ySd-- o;

or, les coordonnées tétraédriques A, B, C, D d’un point quelconque de l’espace étant des fonctions déterminées des coordonnées rectilignes z,.r, x du même point; les coordonnées tétraédriques a, b , c, d d’un point quelconque de la courbe (1) sont des fonctions déterminées de l’abscisse x de ce point, et leurs dérivées respectives a', b',... par rapport à x sont pareillement déterminées. Si donc on désigne par dx l’accroissement de l’abscisse x dans le passage du point particulier (a, b, c, d) au point voisin (« 4- tJn, b-\~db,...), on verra que les conditions imposées aux coefficients des équations de la corde qu’ils déterminent peuvent être remplacées par celles-ci :

ma nb - 1- pc 4- thj ~ o,

■Ji a v b 4- a c 4- yd o,

Sa 9 b 9 c 9 il

0 x nx ox ox

9 a 9 b 9 c 9 il

f* T + v VT 4- O y — o.

De là, en imaginant que dx décroisse indéfiniment, et passant à la limite; on voit que la tangente au point (a, b, c, d) delà courbe considérée sera représentée par l’ensemble des équations (a), si les coefficients qui y figurent satisfont aux conditions suivantes :

a ni 4- bn 4- cp 4- <■/</ = o.

a u 4- b v 4-fo -+■ il y = o, a' m 4- h'n 4- c'p 4- d'q — o.

a' y. 4- b'v 4- c'a 4- tl'y — o.

Mais le point («, b, c, d) appartenant à chacune des deux surfaces (1), on a les égalités

que l’on peut écrire, d’après le théorème des fonctions

PRÉLIMINAIRES

afi

homogènes ,

(3' ) «/; (a, b, c, il) 4- bf'h + cf’ + df'{ = o,

'4') b, ll) + bfh + c1,, +'/?', = °-

Le point variable (a- [-3(1, b 3b,. . .) appartenant de même à chacune de ces surfaces, on a aussi

/{<< + Sa, b + Sb,. . .) — /(a, b,.. .)

d’où, en passant à la limite et prenant les dérivées d’apiès la règle relative aux fonctions composées,

(5') n’f' [a, b, c, il) 4- b'/l + c'/' 4- ,1' f{ = o, (6') b, c, il) 4- b'<t'h 4- c' <j>' 4- d’f'a — o.

Or, si l’on compare maintenant les équations (3), (4), (5 ), (6) aux égalités correspondantes (3'), (4*), (5'), (h'), on voit que l’on passe des unes aux autres en substituant aux inconnues

ni, n, p, ij; p, j, u, y , qui figurent dans les premières, les nombres

/„' {«, b, r, il), f'b , ,/]; y’Jn, b, r, il), ^ , ■?[ ,

Ces nombres forment donc l’un des systèmes de valeurs que l’on peut attribuer à ces inconnues, et leur substitution dans les équations (a) donne définitivement

( A/' [n, b, c, il) + B/; 4- C/; 4- D/j =, o,

| A ÿ'(i4 - B ff'b 4- C f'c 4- D y'd = o.

Telle est, pour le point (a, b, c, il), la tangente à la courbe d’intersection des deux surfaces

El si, conservant le point (n, b, c, il) ainsi que la première

de ccs surfaces, 011 fait varier la seconde; 011 voit que le heu île toutes ces tangentes est le plan représenté par l’équation

25. Si 1 on substitue au tétraèdre précédent un polyèdre quelconque, on passera de la même manière, et par une démonstration identique, de l’équation homogène de la surface à celle du plan tangent en l’un quelconque de ses points.

26. Applications. — Soient, avec dix coefficients homogènes ou neuf rapports arbitraires,

/(P„ P„ P„ P,)=y>.„p; aV^P.P^o,

ÀmJl

l’équation générale des surfaces du second ordre rapportées, en vue d une meilleure notation, au tétraèdre

o — Pi — P 3 - — : P3 P* i

(T) P' fpt{p»p*> l>i>Pl) + Pi /,’t + P3 -+- P, /,,'== o, ou en développant

(t) V \„p, P, -l- >.1 (p, Pj +P>P.) = O,

JmJl 1

l’équation du plan tangenl pour le point (p,, pt, ps, p.) de la surface. Comme celle dernière équation (t) est évidemment symétrique par rapport aux coordonnées courantes P,, . . . ,Pt et à celles p,,. . . ,/yv du point de contact, il en est de même de la précédente (T); et l’équation du plan tangent peut aussi s’écrire

27. L'équation du plan polaire d'un point quelconque de l’espace (p,,...,pt) par rapport à une surface du second ordre est identique à l'équation du plan tangent

PRÉLIMINAIRES

pour le même point regardé comme appartenant à la surface {fig. 9).

Fig. 9.

Que le point considéré soit d’abord extérieur , et soit (gj,,..., ot) le point de contact de l’un quelconque des plans tangenis menés, de ce point, à la surface. L’équation de ce plan pourra s’écrire

(T|) CT, f'Vx (P„. • • » P<) + CT,/p'-f- CT3/p' + °l/pt=°> et puisqu’il passe parle point (p,,. . .,p4), on aura CT. fpt . , p, ) -4- ct,/,,' -I- CTj/^-f- CT,y;,'( = o.

Or celte égalité exprime que le plan

contient le point de contact (ci,, . . . , ra4) de l’un quelconque des plans tangents issus du point considéré (p,,. . .,p4). L’équation (P) représente donc le plan de la courbe de contact du cône circonscrit à la surface et ayant pour sommet le point (p(,...,p4) : ou le p/nn polaire de ce point.

Quel que soit enfin le point (p,,. . .,p4), intérieur ou extérieur , l’équation (P) représente le lieu géométrique des sommets des cônes circonscrits à la sut face suivant les sections déterminées dans celle-ci par les divers plans issus du

Fig. 10.

CT

point (p, , . . . ,p j), ou le plan polaire de ce point (Jig- 10).

Car si (nr,, . . . , GTt) est l’un de ces sommets, le plan de la courbe de contact du cône correspondant et de la surface sera représenté par l’équation

que l’on peut ordonner, par rapport à a,,. . cj4,de cette manière

( P') °i/Pl(Po- •••?< -t- =>, /p,-l“ a< /,!, = “•

Et comme ce plan doit passer par le point on a

Of 4, ■ • • »/»«) ■+• ct, /,,’t + CT, fpt 4- CT, /,'( = O.

Or celte égalité exprime que le plan

P' //<t (/’o- • •>/,<) 4- Pj/Pj+ P3/Pj+ P ifpt— °

passe par chacun des sommets tels que (n,, . . . , o,). Le plan représenté par cette dernière équation est donc le lieu ’ géométrique de tous ces sommets, ou le plan polaire du point (p,,...,pk).

28. Une surface ilu second ordre, étant définie relativement à un polyèdre quelconque (P,, P,,. . ., P„), par Véquation homogène

te plan polaire d'un point quelconque (pt, />,, .

par rapport à cette surface, est encore représenté par

l'une ou l'autre de ces équations

ou

(P'I Pifp -+-... +p,Jf =o.

La démonstration, fondée sur l’identité des deux formes (P), (P') dans le cas d’une fonction du second degré, est identique à la précédente.

PRÉLIMINAIRES. 29

29. Le plan polaire du point (a, b ), par rapport au système de deux plans

AB — o,

sera donc

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