L'ANCIENNE ET LA NOUVELLE CHANSON DE GIRART DE ROUSSILLON
5 I. La Vie latihk de Girart db Roussillon. — % i. Eléhents A l'aide desquels elle a été composée. — | 3. L'ancienne
CHANSON DE GESTE, TELLE QU'ON PEUT LA CONNaITRE par la
Vie latine, comparée avec la chanson renouvelée. — | 4. Lk renouvbleur, sa personnalité, son talent poétique. — g S. Rapport entre le Girart historique et le Girart
^PIQUB.
\ \. ~ La Vie latine de Girart de RoussiUoH.
Si nous ne possédions sur Tancienne chanson d'autres infonnations que les allusions fournies par Garin le
ZZII INTRODUCTION
Lorrain et Remut de Moniauban, il nous serait assurément difficile de nous former une idée de ce vieux poème, et surtout de lui trouver un rapport quelconque avec l'histoire réelle du comte Girart. Bien plus, nous pourrions douter de l'existence même d'une chanson de geste ayant pour héros ou polir personnage principal Girart de Roussillon, car rien n'empêcherait que les allusions précitées se rapportassent à une tradition non écrite ou à quelque poème dans lequel Girart n'aurait joué qu'un rôlesecolidaire'. Mais un document de la fin du xi' siècle vient fort à propos dissiper nos doutes. Ce document est une légende latine de Girart de Roussillon * dont j'ai publié, il y a quelques années, le texte accompagné d'une ancienne traduction française^ ou, plus exactement, bourguignonne ^. Je reproduis ici te sommaire que j'ai donné de ce document dans la publication précitée 4.
(i) Bien que les faits du très-noble comte Girart de Rossellon soient répandus en tous lieux par la renommée, l'auteur ne croit pss inutile de faire un pre'cis de ce qu'il a appris par la relation de ses devanciers. Girart, au rapport des Chroniques, vécut sous quatre rois : Charlemagne, Louis son fils (f 840), Charles le Chauve (■{■ 876), Louis fils de celui-ci (Louis le Bègue, f 879). (4) Il était natif d'Avignon, son père était le comte Drogon. Eloge de sa piété; ses qualités physiques; étendue de ses possessions. (7) Il épouse Berte, fille de Hugues comte de Sens; Charles le
I. Nous verront, au cb. V, que cetie bypothiae est fondfc, en ce qui concerne le témoignage fourni par Renaut de MoHtauban, qui se réfère en réalité à une rédaction perdue de Beuve iTAigremaHt.
X. La rubrique iniriale e*i ainsi coofue : » Indpii prologus in vîta noUliiiimi comitis Girardide Rosiellon ■>.
i Romania, t. VII (1878).
4. Let chiffres entre (-) se réfèrent à la division en coures paragraphes que î'ti introduite -dans ce texte.