‹ Girart de Roussillon, chanson de gesteChapitre 179 sur 406 · Ifolra Ve^el, P · texte numérisé non relu

Ifolra Ve^el, P

6. Fradel(P.'v. 809, cf. v. 8i3î) est vraisemblablement analogue pour le sens au fr. frarm, l'un et l'autre étant également dérivés de

7. Je conserve cette eipression du moyen Sge, qui naturellement n'a pas de correspondant en français moderne, puisque l'idée même n'existe plus, les boucliers étant hors d'usage; s euchanteau (exprime la même chose, avec plus de précision, que ■ devant soi ■, c'est-àdire, comme l'explique avec raisou Cachet (Glossaire du Ctevolicr au

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vont ensemble, comme un vol d'étourneaux ', jusqu'à Roussillon, sous l'orme. Girart s'écria : t. Nouveau siège I mais je ■ ne veux pas qu'on descelle une seule pierre du mur ! > Là sont descendus [de cheval] mille jeunes guerriers qui se mettent à trancher les barrières et le fléau ', maïs ils ne trouvent personne qui du dedans leur résiste; cbacun s'en va fuyant en bateau 3, ils sont venus se réfugier auprès de Charles Martel.

90. Girart fit une chose dont je me réjouis. Il a gagné la bataille, repris son château : chevalier ni personne ne le lui défend. Fouque descend vers la rivière, ayant bien sept cents combattants à sa suite, tous hommes preux et vaillants de sa mesnie. Us ne rencontrent pas un des hommes de Charles sani l'étendre mort. Le traître * s'en allait, cherchant à s'échapper. Fouque le rencontra à la descente d'une colline, comme it arrivait à une pêcherie de la Seine. Le batelier qui menait le mécréant, et que celui-ci avait battu et fait sanglant, quand il reconnut Fouque, eut le cœur joyeux : îl vira de bord à dessein, et heurta le bateau contre terre si violemment qu'il le ron^it ^. Et Fouque, à cette vue, accourut

Çygtu, cahtibl], la surface extérieure du bouclier, le chanteau ou cantel (te mËme mot l'employait pour désigner le do« de U main), disant &ice à l'enaenii.

I. On Bail que les élourneaui vivent en bandes qui se plMKDI i tourbillonner en l'air : .

£ come gli ilomei ne porlan l'ali, Nel/reddo lempc, a icàitra larga t plena. r/V'«n»,v. 40-1-) 3. L.a barre de bols ou de fer qui tient fermée les deux veniaui

3. Rouwillon était sur une hauteur, à quelque distance de la Seine; on verra plus loin le traître Richier chercher à fuir en bateau.

4. Richier de Sardane, qui avait livré Etoussillon à Cbarlea.

5. La seine est contée d'unefa^oa concise et par suiteobscurc; uns doute Richier éttit monté dana le bateau et allait s'échapper en pas-

au galop; il ne laisse pas au treitre le temps de parler ni de le défendre, mais il le saisit furieusement par les cheveux, et le tenant aulongdesoncheval, il le mène en haut au vent <, et le conduit à un gibet élevé. Là il branlera à tout jamais. Voilà vengeance prise du traître qui a causé la mort de tant jeunes hommes t

91. Si Chartes ât trahison, c'est lui qui la but. H fut pour cela poursuivi par une plaine, et ne s'arrêta pas jusqu'à Troyes. Girart et les siens, cependant, prennent le butin. Il en donna â ses hommes autant quMl le devait, de telle sorte que depuis lors aucun d'eux ne lui manqua au moment critique. Le roi s'en est allé à Saint-Remi ; là il manda ses hommes, avec qui il délibéra. Fouque et don B^on pensèrent rétablir la paix entre Girart et Charles, comme cela devait être, mais Boson d'Escarpion lepremier rompit la trêve: il suscita une querelle quand il en eut l'occasion, et tua Tbierri le duc, par rancune. Le meurtre de ce baron fit naître un deuil d'où sortirent des maux infinis, jusqu'à ce qu'enfin Girart fut dépouillé de sa terre '.

92. Jamais vous ne vîtes roi aussi dépité que l'était Charles, parce qu'il avait été mis en fuite et vaincu. On lui a pris le comte Arbert de Troyes; il a perdu mille b.arons sans compter les morts. Charles jura Dîeu et sa puissance que s'il pouvait prendre Girart..., avant que la nouvelle enfùt allée loin, il l'aurait fait pendre. Vingt jours ne se passeront pas qu'il n'ait rassemblé cent mille boucliers sous Orléans la cité, dans la prairie herbue.

93. Charles manda ses hommes de nombreuses parts. Cependant, le comte Girart était à Roussillon avec le marquis Amadieu, Pons et Ricart, quand leur vint un messager des

Mnt le fleuve, lorsque le marinier manceuvra de ta;on à se rapprocher de la rive qu'il vendl de quitter.

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