I. Sur la colline
3, Cest l'annonce des événements qui Beront contés dans la suite du
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GIBART DE UOUSSILLON 43
Bruns-Essarts. C'était un bon chevalier, preux et vatllsnt. Girart, aussitôt qu'il l'aperçut, alla, sans tarder, lui parler, lui quatrième. Les nouvelles qu'il apprend le mettent en souci
94. Girart cessa l'entpetien, et dit à tous : « Seigneurs, apj> prenez les nouvelles dans les termes mêmes (oti je les ai re- » cues]. Le roi assemble son oSt â Claradoz ', dans la prairie
■ sous Orléans, le long de la Loire, dans le bois d'Agoz. Il a
> juré la croix sainte que s'il ne me dépossède pas de ma
> terre, il n'est plus un preux. Il veut venir sur nous, le fé- B Ion couard I il tranchera nos vignes et nos arbres; il effon- » drera nos murs et nos viviers, il ouvrira nos conduits » d'eau I J'ai plus d'hommes que lui et de plus hardis. Si je » ne les mets pas tous à rançon, que je soie un misérable! Je B veux que l'argent [nous] vienne comme l'eau au ruisseau. B De la guerre de Charles, je m'en soucie comme d'une noix.»
95. Fouque entend ce discours, il dit sa pensée; pour donner bon conseil, il ne se fit point attendre, i Girart, it agit
> mal le riche homme qui fait paraître de tels sentiments :
■ Charles est votre sire, le droit empereur. Vous tenez cent
■ mille hommes de sa terre ; il n'y a pas de duc, juste ni pé-
■ cheur, qui en ait de meilleurs. S'il vous a fait une indi-
■ gnité, contre tout droit, et s'il vous a enlevé RoussUton B par trahison, vous l'avez recouvré, et non point comme un
■ larron, mais de façon à vous faire honneur. Pour {put a cela, je ne veux pas que [maintenant] vous vous donniez B tort. Envoyez un messager à Charles, à sa résidence, â
> Reims ou à Soissons ou à Saint-Faire ', pour que le roi
■ vous fasse connaître son cœur et sa pensée, si, sans plus de B retard, il prendra votre droit ^, et s'il te dédaigne, par saint