Ctaradoj veut dire oclatr ruisseau b; est-ce te Loiret
2. Lieu que nous avons déjà vu mentioonf au l 54 où P. a Saut Fraire; ici P. porte o a Belcaiit (v. goS), ce qui n'est pu admissible.
3. Prendre le droit de quelqu'un, expression qui tenent à diverses reprises, c'est accepter de lui une composition amiable.
■ Sicaire ' I dès lors je t'aiderai, moi et mes frères. Fol est
> Charles Martel, notre empereur, s'il vous pense rogner » votre terre. » ■
g6. Don Amadieu se leva; le plus grand chevalier âait petit à c6t^ de lui : > Girart, crois-en ton neveu Fouque, car » si Charles passe de ce côté avec les siens, il dévastera la
> terre et les fiefs d'autrui. > Et Girart répondit : < Que Dieu » me damne û le roi reçoit de moi chartre ou breft Là n'i-
■ rent de ma part messager ni courrier, que d'abord j'aie » combattu avec lui et avec les siens. Je le rendrai recréant
■ tout vif, le païen >, et cinq cent mille hommes videront
■ les étriers. Et si je ne tiens pas ma parole, je ne suis qu'un » juif 3!»
'97. Don Boson donna un conseil de jeune homme. Il se tourna plein de colère vers Girart ; ■ Sire, n'écoutez pas B ces donneurs d'avis qui ont des terres franches et ne n songent qu'à mettre leurs richesses en lieu sûr. Si vous y les croyez, vous serez déshonoré. Mais ne fussions-nous » que vous et moi, avec nos hommes, nous combattrons » Charles par les plaines herbues jusqu'à la défaite du roi
I. Sicarius ou Sicharius est le nom d'un saint du I^rigord (Bolland., 2 mai). Par suite, le nom de saint Sicaire, snciennement Sont Sic*ri, est porté par plusieurs lieux de la Dordogne (voir te Dictionnaire lopographiquc de ce département par M. de Gourgues). Un autre Sicarius fut évfque de Lyon, et fu.t également canonisé [Bolland., z6 mar$). ("est plus probablement ce dernier qui est invoqué ici. Remarquons que la fonne Sicaire, ici assurée pat la rime, est pluiAt française que provençale.
3. U ehtnelieus Oii.\ h canineus P. (v. 919); ce mot, employé ici et au V. 6416 comme injure, désigne, dans Rotant et dans plusieurs de nos anciens poïmes, un peuple païen. C'est le latin Chanaiurus; voir sur ce nom une petite dissertation dans la Romania, VII, 441-4.
3. Formule d'imprécation qui, au rapport de Guill. de Puylaurent, était d'un usage ordinaire dans le Midi : u Unde, sicut dicitur mallem
esse judceus, sic dicebatur malkm etse capcUaaus d {Recueil des
Histor. de France, XIX, 194.)
GIRART DE ROUSSELl.ON 47
> envieux. » Girart sourit et baissa les yeux: « Beau neveu,
> dît-iJ, vous êtes preux; votre ardeur juvénile serait bonne, B si vous aviez la sagesse. »
98. Landri, qui tint Nevers '..parla à haute voix et posément : 0 Boson, tu nous as dit une bien folle parole.... Tu
> as l'outrecuidance, diable incarné ', de dire qu'avec les B gens que tu as ici tu combattras Charles Martel ! Et si Gi-
■ rart te croit, il est rasé de sa terre. Mais qu'il fasse en tout » cela selon ce que je vais dire : qu'il lui envoie prompte-
■ ment un message à Reims ou à SoJssons, ou à Beauvais.
> Girart, s'il veut ton droit, tu le lui feras; s'il le dédaigne, » par saint Thomas, mande alors tes hommes, tous ceux s que tu pourras réunir; si Charles cherche bataille, qu'il ne » te trouve pas sans force ; s'il ravage ta terre, tu iras au-de- » vaot de lui, et si tu ne la lui défends, que le feu te brûle! — Ce conseil >, dit Girart, i je le tiens pour bon, et puis- B ' qu'il a été mis en avant, je ne le mettrai point arrière. ■
99. ■ Un conseil », dit Girart, « j'en suis un fort bon : si » le roi ne veut prendre mon droit et me refuse, j'enverrai » auprès de mon père le duc Drogon qui tient le Roussillonais B et RoussilloD ^, Besalu et Girone jusqu'à Auson *, Berga-
I. [landri, comte de Nevers, est un personnage historique. 11 fut infilé à pluueurs guerres féodsles à la fin du x' siècle et au cotnmencemeat du si*. Il mourut vers 1018; voy. Art de virif. let dates, il, 558, d'Arboisde Jubainville, /fijf. det comtes de Champagne, l, no, «37-8, 3ia.
3. Vis sataitaj, expression qui corresiNind au vif diable, si firéquenl dans les anciens poèmes fran^ûs.
3, II y K ici un souvenir de l'ancien Ruscina, qui aurait été détruit vers 858 par les Normands ou par les Sarrazins, selon D. Vsissète, I, 560 (Toir la note de l'édition Privât, I, loli). On ne trouve plus de trace de cette ancienne ville dans les documents historiques après S16, s«kin M. Alan, Société des Pyrénées orientales, XII. 109.
4. Très qu'eu Auson Oxf.; tro en Anco P. (v. 9^7]; D. Manuel Mita y Fontanals, qui a étudié ces désignations géographiques d'aprËs l'édition de M. Fr. Michel (ms. de Paris) dans ses Trovadores en Espaha,
z.sdvGooqIc
> dKn'etlaCerdagneetMoatcardon,Purgele*«tRibagorza ^
> et Barcelone. Il y a longtemps qu'il a's eu guerre, sinon » avec les païens. Ces félons, il les a tous conquis par force. De » Majorque, d'Afrique, dechezlesEsclavons*, on lui apporte
> le tribut en sa maison. Le comte est d Bestude ^ en sa de- » meure ;il se faitservir delà viande et du poisson ^; ceux qui
> gardent sa terre sont cent mille; c'est un chevalier excel- ■ lent. Drogon le duc tiendra le gonfanon avant que je perde B la Bourgogne, dont je suis né. Par deçà, je manderai mon D oncle, le comte Odtlon, qui tienttoute la Provencejusqu'à » Toulon 7, Arles et Forcalquier et Sîsteron, Embrun, Gap
> et Rame ^ et Briançon. De là viendront cent raille faom-
p. 5i (Barcelonne, t86r, in-8'J, conieeture qu'il s'û^h de Tamgone (Terraco), mais, dans nos anciens potaics, la forme de ce mot est toujours féminine, comme encore maintenant; en ouire, la leçon d'Oxf. exclut absolument cette explication. Serait-ce Vie d'Osona lAutonensis
I. Identification assez douteuse que j'emprunte â D. Manuel Milà |^. Ij, Le texte porte Vergedaigae, dénomination qui revient encore au v. ■i656, î i34.
•t. Furgele Oif., Purgela P. (v. gSq); même leçon au v. 1657. On ne peut donc songer à Urgel, qui se présente assez naturellement, ni à Puycerda, proposé par D. Manuel Milà.
3. Rubicaire dans P., mais Ribecorce dans Oxf.; c'est le comté de Ribagorza, sur t«s confins de l' Aragon et^de la Catalogne.
4. E d'Etcalo P. , Ascalon ne peut figurer ici, tout au plus Escalona en Espagne; e l'Esclavon Oif., n'est pas non plus très-aati avisant.
b. Besaude Oxf., Belsoude P. (v. 964). Est-ce Besalui